Archives pour la catégorie Nouvelle Zélande

America’s Cup : Christmas Race

Comment ne pas évoquer l’America’s Cup qui se déroulera en Mars à Auckland… Une partie de la métropole est encore en chantier mais les concurrents naviguent déjà sur ces monocoques volant, et, cocorico, les architectes et ingénieurs français y sont pour beaucoup (même s’il n’y a malheureusement aucune représentation française…).

Le Defender, Team Emirates New Zeland et 3 prétendants ont régaté pendant quelques jours avant Noël en préparation des éliminatoires et de la Prada Cup.

L’intérêt d’être ici c’est d’aller voir les bases des équipes  et assister à la préparation, au mâtage et à la mise à l’eau de chacun des bateaux les jours de courses. C’est aussi l’occasion avec un peu de chance d’échanger quelques mots avec les ingénieurs.

Sur l’eau, ça va très vite, les demi-tours sont impressionnants ! Et ça va même trop vite, bien mouillé en limite de zone, le passage ne dure que quelques secondes…

J’y étais !

 

Les îles Cavallis site de l’épave du Rainbow Warrior transformé en sanctuaire marin

A l’approche de Noël et des fêtes de fin d’année, une longue procession de bateaux quittent Auckland et ses environs pour la « Bay of islands », rassurez-vous ce n’est pas les Baléares en plein mois d’Août…

Plus au Nord, les « Cavallis islands », d’habitude moins fréquentées, offrent des eaux beaucoup plus claires et donc une visibilité bien meilleure, et c’est ici qu’a été coulée l’épave du Rainbow Warrior, page difficile dans l’histoire des relations franco-néo-zélandaises…

Un chemin, toujours aussi bien entretenu, mène sur l’autre versant de la colline dominant le mouillage principal. De là, vue sur le site où a été coulé le Rainbow Warrior.

La pêche sous-marine, langoustes et poissons, est toujours aussi fructueuse malgré l’afflux des « boaties »… Avec Thierry de Nemo Sumo, nous allons plonger sur l’épave entre 15 et 23m.  L’accès aux cales est assez aisé et sans danger, la visibilité est correcte et nous dérangerons un très beau Snapper…

Enfin, une vidéo des îles :

Les Fidji… et après, la Nouvelle-Zélande une destination à part entière !

La mi-octobre approche, et je n’ai pas de plan pour la suite, Covid oblige… La saison des cyclone approche pourtant… j’ai bien discuté avec des voileux qui ont passé la dernière saison ici et ont du se mettre à l’abri dans les mangrove de Denarau, cela s’est bien passé pour eux… Il est vrai que le cyclone est passé assez loin des côtes, mais je me vois mal préparer le bateau tout seul en cap d’alerte… En plus j’ai relu mon contrat d’assurance et il est écrit que « la bôme doit être démontée ainsi que tous les appareils électroniques, les voiles, le gréement courant… ». Après interrogation de mon courtier, il me confirme qu’en cas de problème si ce n’est pas fait ce sera sujet à discussion !

Pour entrer en Nouvelle-Zélande, il faut obtenir une exemption, manifestement personne n’a encore obtenu d’accord sauf les résidents qui retournent chez eux, certains parlent d’un montant minimum de réparations qu’il faudrait s’engager à réaliser…

La Nouvelle-Calédonie me confirme qu’en tant que français, j’ai bien le droit d’entrer sur le territoire et d’y rester, sauf que c’est une année « El Nina » et 2 fois plus de cyclones sont attendus cette année… peu d’abri là-bas manifestement même si Thierry, mon ami de NZ d’origine néo-calédonienne me prêterait son emplacement (après d’avoir déjà « hébergé » l’an dernier à Marsden Cove !)

L’Indonésie vient d’ouvrir, ce serait une option mais c’est loin et la saison est trop avancée pour passer par le détroit de Torres entre le Nord de l’Australie et la Papouasie Nouvelle Guinée.

Finalement je décide de monter un dossier pour obtenir le sésame et rentrer en Nouvelle -Zélande.

Mes amis néo-zélandais obtiennent petit à petit leur ticket retour, les uns après les autres… Aucun étranger par contre n’est autorisé à rentrer, les élections approchent, ce n’est pas la bonne période.

Et puis, tout début Novembre, le miracle se produit, je reçois l’accord du ministère de la santé, mais ce n’est pas gagné pour autant, il faut maintenant convaincre le Ministère des Affaires et de économie… Mon enthousiasme retombe d’un cran. Mais en fin de compte, tout est au vert… Il n’y a plus qu’à attendre un bon créneau météo. A l’arrivée quarantaine de 14 jours moins le nombre de jours en  mer !  certains décident de rester en mer 12 jours, le séjour en quarantaine étant soi-disant facturé 3000 $NZ !

Ce n’est pas mon option, le passage entre Fidji et NZ est une traversée sérieuse où les coups de vent et la mer ne font pas de cadeau… Une dépression légère arrive, la vitesse du bateau devrait me permettre de rester devant le front. C’est ainsi que je naviguerais 3 jours avec des moyennes élevées (supérieures à 240 miles…) jusqu’à me retrouver dans la pétole et de finir au moteur… In fine 6 jours ce n’est pas mal, pas de bobo au bateau, et me voici revenu à Opua ! Direction l’hôtel de quarantaine à Auckland… Navette privée, 7 jours à l’hôtel, nourriture détestable mais tout est très bien organisé !

Cette année, je vais enfin prendre le temps de découvrir la Nouvelle Zélande !

La mi-octobre approche, et je n’ai pas de plan pour la suite, Covid oblige… La saison des cyclone approche pourtant… j’ai bien discuté avec des voileux qui ont passé la dernière saison ici et ont du se mettre à l’abri dans les mangrove de Denarau, cela s’est bien passé pour eux… Il est vrai que le cyclone est passé assez loin des côtes, mais je me vois mal préparer le bateau tout seul en cap d’alerte… En plus j’ai relu mon contrat d’assurance et il est écrit que « la bôme doit être démontée ainsi que tous les appareils électroniques, les voiles le grément courant… ». Après interrogation de mon courtier, il me confirme qu’en cas de problème si ce n’est pas fait ce sera sujet à discussion !

Pour entrer en Nouvelle-Zélande, il faut obtenir une exemption, manifestement personne n’a encore obtenu d’accord sauf les résidents qui retournent chez eux, certains parlent d’un montant minimum de réparations qu’il faudrait s’engager à réaliser…

La Nouvelle-Calédonie me confirme qu’en tant que français, j’ai bien le droit d’entrer sur le territoire et d’y rester, sauf que c’est une année « El Nina » et 2 fois plus de cyclones sont attendus cette année… peu d’abri là-bas manifestement même si Thierry, mon ami de NZ d’origine néo-calédonienne me prêterait son emplacement (après d’avoir déjà « hébergé » l’an dernier à Marsden Cove !)

L’Indonésie vient d’ouvrir, ce serait une option mais c’est loin et la saison est trop avancée pour passer par le détroit de Torres entre le Nord de l’Australie et la Papouasie Nouvelle Guinée.

Finalement je décide de monter un dossier pour obtenir le sésame et rentrer en Nouvelle -Zélande.

Mes amis néo-zélandais obtiennent petit à petit leur ticket retour, les uns après les autres… Aucun étranger par contre n’est autorisé à rentrer, les élections approchent, ce n’est pas la bonne période.

Et puis, tout début Novembre, le miracle se produit, je reçois l’accord du ministère de la santé, mais ce n’est pas gagné pour autant, il faut maintenant convaincre le Ministère des Affaires et de l’Economie… Mon enthousiasme retombe d’un cran. Mais en fin de compte, tout est au vert… Il n’y a plus qu’à attendre un bon créneau météo. A l’arrivée quarantaine de 14 jours moins le nombre de jours en  mer !  certains décident de rester en mer 12 jours, le séjour en quarantaine étant soi-disant facturé 3000 $NZ !

Ce n’est pas mon option, le passage entre Fidji et NZ est une traversée sérieuse où les coups de vent et la mer ne font pas de cadeau… Une dépression légère arrive, la vitesse du bateau devrait me permettre de rester devant le front. C’est ainsi que je naviguerais 3 jours avec des moyennes élevées (supérieures à 240 miles…) jusqu’à me retrouver dans la pétole et de finir au moteur… In fine 6 jours ce n’est pas mal, pas de bobo au bateau, et me voici revenu à Opua ! Direction l’hôtel de quarantaine à Auckland… Navette privée, 7 jours à l’hôtel, nourriture détestable mais tout est très bien organisé !

Cette année, je vais enfin prendre le temps de découvrir la Nouvelle Zélande !

C’est le printemps, ici, la météo se réchauffe, direction les îles du Sud !

Thierry et sa femme, Laury Mai, me proposent de naviguer de concert, un cata à moteur, Nemo Sumo, et un à voile, Cat’leya…

Rdv à « Great Barrier Island » au Nord-Est d’Auckland et de la péninsule de Coromandel, puis les « Mercury Islands » un peu plus au Sud, parties de pêche à la langouste et aux coquilles Saint-Jacques  en  prévision…. Et oui, en Nouvele-Zélande, on a le droit le pêcher en plongée bouteille, seules les quantités et les tailles sont restreintes !

Une dizaine d’heures de navigation depuis Whangarei, où j’ai fait les appros, et me voici à Great Barrier Island. Atterrissage à Port Abercombie, dans Nagle Cove puis Rahoara Bay et Kiwiriki Bay C’est une île sauvage que les maoris natifs protègent et souhaitent conserver ainsi. De beaux mouillages sur les 2 côtés Est et Ouest permettent de se protéger de tous les vents, belles balades au programme sur des chemins bien entretenus et souvent ombragés. L’eau par contre est froide 18°C… les baignades, pas pour moi !

Après quelques jours nous descendons sur les Mercury islands, île privée mais où les « boaties » sont bien accueillis et autorisés à parcourir les sentiers.

Coralie Bay est superbe, entourée par des falaises blanches, des prairies rasées de près et une magnifique forêt de pins.

Nos 2 plongées langoustes seront fructueuses, un vrai régal, reste à trouver des coquilles Saint-Jacques…

Et le voyage reprend !!!

Juillet 2020, enfin retour à l’eau pour CAT’LEYA après plusieurs mois à terre. Beaucoup de maintenance après 4 ans de navigation, des améliorations aussi, passavants et avant en teck synthétique…

Finis, les repas des jeudi soir avec les français du chantier… René et Simoni de Shadococo, sur un Lagoon 42 de l’époque Jeanneau.

Quelques jours après ce retour à la vraie vie, une tornade s’abat sur Whangarei et renverse plusieurs bateaux sur le chantier qui se transforme en paysage de désolation..

… et une annexe dans les barres de flèche !

Quelques jours à la sortie de Whangarei et l’occasion d’une petite ballade de remise en forme. Beaucoup d’arcs en ciel, c’est l’hiver ici et la pluie de faiblit pas…

Les îles Fidji ont ré-ouvert leur frontière, il est temps de reprendre la route vers le Nord et la « Bay of islands ». Un premier stop à Motorua island et premier vol du drone depuis plusieurs mois.

Puis Urupukapuka island, l’eau toujours aussi cristalline, des chemins de randonnée très bien entretenus, des oiseaux partout et leur chant si varié et bizarre parfois.

CAT’LEYA confiné à terre !

La Nouvelle-Zélande a prise des mesures de confinement précoces pour contenir l’épidémie de Covid19. A quelques jours près, CAT’LEYA ne retrouvera donc malheureusement pas le milieu naturel aquatique… pour 4 semaines.

Du coup, plus de temps pour bichonner CAT’LEYA, lustrer la coques et les superstructures, passer un antifouling, s’occuper des inox, remplacer quelques composants par-ci, par-là…

Alors, pour garder la tête dans les îles, voici quelques images de Bay of Islands, à quelques miles d’Opua dans le Northland.

Loin des atolls, loin aussi des températures idylliques de la mer dans les latitudes plus Nord, ici tout est vert, vallonné, et les îles conquises par des milliers d’oiseaux dont les chants, ou les cris parfois, se mêlent en une une vraie symphonie…

Heureusement la mer n’est pas loin…

Prenez soin de vous !

Minerva Reef et l’arrivée en Nouvelle-Zélande : Traversée Tahiti – Nouvelle-Zélande (11)

Après notre escapade volcanique et un arrêt « musclé » à Nuku’alofa, archipel de TongaTapu la capitale des Tonga, (mais c’est une autre histoire qui porterait tort aux Tongas…), nous voici en route vers la nouvelle-Zélande…

…ou presque, au tiers de la route, Minerva Reef est un atoll perdu où il fait bon faire une halte en attendant une fenêtre météo favorable…

Quelques miles de diamètre, perdu dans le Pacifique Sud , mais lieu de rencontre privilégié de tous les voiliers faisant route vers le Sud et la Nouvelle-Zélande, dernier témoignage des tropiques, un magnifique récif qui ne découvre qu’à marée haute mais suffisamment de protection de la houle pour nous assurer un mouillage confortable même par grosse mer. 28 voiliers sont la !

C’est aussi le siège du « Minerva Reef Yacht Club »et de ses animations radios le matin à 10 heures, point météo où nous échangeons nos informations et nos avis sur la situation.

Minerva Reef est aussi réputé pour ses langoustes. La chasse se pratique ici le jour à marée basse lorsque les trous d’eau du récif donnant sur la haute mer se découvrent. Il faut un peu de courage et de la poigne pour s’accrocher aux rochers et éviter de se faire emporter par le courant… Mais la chasse y est excellente et le BBQ qui s’en suivra mémorable.

Vu la position de l’atoll, aussi éloigné de toute terre habitée, ses eaux sont cristallines et une plongée à proximité de la passe s’impose… Un beau souvenir encore avec nos amis brésiliens d’Arthi.

Mais un jour il faut bien partir… Après un faux-départ suite à une annonce de mauvais temps de dernière minute, une fenêtre météo calme se présente. Près de 900 miles nous attendent, CAT’LEYA marche toujours aussi bien, nous remontons peu à peu quasiment toute la flotte pendant  » jours dans une mer relativement confortable, la houle disparaissant peu à peu. Mais ensuite, pétole, et la risée « Yanmar » nous accompagnera pour les 2 derniers jours… Moins de 5 jours de mer plus tard nous voici à Opua, Bay of Islands, New-Zeland !

Douanes, Immigration et Bio-sécurité… nous sommes cantonnés sur un quai de quarantaine. Contrôle anti-drogue, mais cette fois avec des professionnels sérieux et un chien manifestement bien dressé… Les officiers de Bio-sécurité eux sont débordés. L’importation est strictement réglementé, pas question d’amener des la viande, fraîche, congelée ou cuisinée, plantes interdites, mon malheureux bonsaï en fera les frais,  miel, fruits et légumes frais, non grata… La coque est inspectée en détail, pas question de ramener ds coquillages oui autres parasites en Nouvelle-Zélande. Et non plus les insectes. Mille sabords, des fourmis ont élu domicile à bord, il faudra donc traiter avant d’obtenir notre « clearance ».

Petit à petit tous nos amis voiliers arrivent eux aussi, certains partis 4 jours avant nous ont rencontré du très mauvais temps et arriveront en même temps que CAT’LEYA (soit 9 jours quand même pour 900 miles !).

Notre arrivée coïncide avec le festival annuel d’Opua et la présence de « tall ships » dont une réplique du vaisseau du capitaine Cook.

Les kiwis sont très accueillants ici et j’aurai même l’occasion de régater avec le yacht club local sur un joli monocoque vert.

3 mois se sont écoulés depuis notre départ de Tahiti, que de rencontres, de découvertes et de BONHEUR !