Archives pour la catégorie Plongée

Le monde sous-marin de la Nouvelle-Calédonie

Le « Caillou » se targue de ses nombreuses richesse souterraines, fer, nickel, chrome, etc… mais la Nouvelle-Calédonie possède des richesses tout aussi grandes dans ses eaux…

Je vous propose un petit tour en plongée sous-marine dans le lagon sud, Forêt de Snark, Ilôt Maitre, épave de la Dieppoise, etc… et Lifou, mon site préféré.

Ce qui m’a le plus impressionné durant ces plongées est la vitalité des coraux et leur diversité, je vous laisse découvrir…

Et voici 2 vidéos, l’une sur l’épave de la Dieppoise, un ancien démineur de la marine nationale, l’autre sur le site de la forêt de Snark.

Parmi les autres habitants fréquemment rencontrés dans les eaux néo calédoniennes, il faut citer les tortues marines très présentes sur les herbiers, les requins bien entendu, les dauphins, les cétacés même dans le lagon où les femelles conduisent leurs baleineaux probablement pour les former…

C’était le dernier article en Nuvelle Calédonie, la saison avance, la période cyclonique se rapproche, rendez-vous en Australie !

Tour de la Nouvelle-Zélande (12) : Dusky Sound

Ce fiord est le plus long du Fiordland avec 44 km de long.

Dusky Sound fut approché par le Capitaine Cook alors que la jour baissait, il donna donc le nom Dusky (sombre) à ce fiord alors qu’il le croisait sous voile.

Pour moi, c’est le fiord le plus « romantique », de très nombreuses îles comme autant de fleurs sur la mer, mises en valeur dans un écrin de hautes montagnes.

Mais ces hauts sommets, ici,  n’écrasent pas le visiteur comme dans les fiords du Nord.

Nous empruntons donc l’Acheron passage depuis Breaksea Sound qui nous offre un beau panorama.

Notre premier mouillage sera Sportsman Cove, dont l’entrée est particulièrement étroite…

Lors du départ, le lendemain, je me ferai une petite frayeur, car nous sommes 2 à vouloir emprunter le chenal… Heureusement le Milford Wanderer, un bateau de croisière qui croise dans le Fiordland, m’apercevra avant de s’engager…

Dusky Sound fur l’un des fiords où le Capitaine Cook resta le plus longtemps lors de son deuxième voyage à bord de  Resolution, notamment à Pickersgill Harbour. C’est ici qu’il brassa sa première bière en nouvelle-Zélande à partir de Manuka et d’épicéa… et dont je vouslivre la recette originale

« Quantités égales de théier (manuka) et d’épicéa (rimu). Faire bouillir pendant 4 heures, ou
jusqu’à ce que l’écorce se détache facilement, puis retirez les solides et ajoutez 10 gallons de mélasse
(cette recette fait une tonne [240 gallons!] de bière). Porter à nouveau à ébullition puis ajouter
une quantité égale d’eau fraîche et froide. Lorsque le mélange refroidit pour devenir tiède, mettez-y
un peu de marc de bière ou de levure. Attendez quelques jours avant de boire. »

L’île voisine, Crayfish island, nous invite à une plongée qui comme son nom le suggère devrait nous faire découvrir pas mal de langoustes…

Avec plus de 200 jours de pluie par an, soit 7000mm d’eau, l’environnement marin présente une diversité et une organisation inhabituelle. L’eau douce, moins dense, qui occupe les premiers mètres en surface, très tannique et souvent colonisée par les algues, offre une luminosité très réduite, puis vient la couche d’interface avec l’eau salée, où le mélange de salinité trouble la progression de la lumière et rend la visibilité quasi nulle. En-dessous c’est l’eau de mer, et l’on y rencontre une faune et une flore qui d’habitude fréquentent des profondeurs beaucoup plus importantes.

L’entrée de fiords beaucoup plus lumineux présente des fonds plus « normaux » dont le développement est influencé par la houle du large toujours très présente.

Corail blanc, noir et rouge, morue, algues vertes, spinny starfish, tarakihi.

Le lendemain, nous nous déplaçons vers la sortie de Dusky Sound,  Facile Harbour…

De là, nous pouvons admirer la sortie du fiord et le chapelet d’îles qu’elle abrite.

C’est ici que se trouve l’épave de l’Endeavour (non pas le bateau de Cook mais un navire autralien).

Les bateaux anglais qui transportaient des condamnés en Nouvelle Galles du Sud en Autralie, recherchaient de la marchandise qu’ils pourraient échanger en Chine, à Canton, contre du thé, de la soie ou des épices qu’ils ramèneraient en Europe sur leur voyage retour, faisant ainsi de lucratives affaires. Or il y avait dans les années 1790 une forte demande de peaux de phoques en Chine, ressource dont le capitaine Cook avait vanté l’existence dans le sud de la Nouvelle-Zélande… Le 6 Novembre 1792,  un groupe de 12 chasseurs de phoque débarquèrent à Dusky Sound du bord du bateau Britannia du capitaine William Raven en provenance de Port Jackson (l’ancien nom de Sydney). Ils s’installèrent à Luncheon Cove; (Cook avait donnée ce nom à ce mouillage où il avait un bon dîner de langoustes…) avec des provisions pour 12 mois. La priorité pour Raven était de construire un abri pour les chasseurs ainsi qu’un bâtiment pour sécher les peaux. Ce fut ainsi que fut ériger la première structure européenne en  Nouvelle-Zélande ! Raven leur laissa également du matériel afin qu’ils puissent construire un bateau au cas, notamment, où le Britannia ne puisse revenir les chercher… Dans les 10 mois qui suivirent les chasseurs récupérèrent 4500 peaux de phoques ! Aucune visite si ce n’est un improbable « rendez-vous » avec un navire d’expédition espagnol qui ne put finalement entrer dans Dusky Sound à cause de vents contraires… Un mois plus tard, le capitaine Raven était de retour pour récupérer les chasseurs et leur marchandise de valeur. Le premier bateau construit en Nouvelle-Zélande par le groupe de chasseurs resta à Luncheon Cove. A partir de ce moment de nombreuses expéditions de chasse aux phoques furent organisées au départ de Sydney.

En Septembre 1795, l’Endeavour quittait Sydney pour l’Inde avec 50 condamnés à bord,accompagné par un second navire, Fancy. Son capitaine avait passé un deal pour récupérer le bateau construit par l’équipe de Raven (à cette époque la construction de navire était interdite en Australie, probablement pour éviter que les condamnés ne puissent s’échapper…). Le bateau fut amené à Facile Harbour mais sa condition était telle qu’une remise en état paraissait impossible…

Malheureusement une nuit, une tempête drossa l’Endeavour sur les rochers (ce fut le premier échouage en Nouvelle-Zélande). Les hommes à bord purent être sauvés mais le Fancy n’était pas assez grand pour transporter l’ensemble des 2 équipages, 244 hommes…

Un grand nombre d’entre eux devaient donc rester à Luncheon Cove pour environ 2 ans ! Après 3 mois ils avaient construit un second navire, Providence. Ainsi, avec Fancy, 154 personnes purent quitter Dusky Sound en Janvier 1796 et atteindre Norfolk Island dans une situation il vrai un peu désespérée… Les autres, à partir de l’épave de l’Endeavour, construisirent un autre bateau, mais une nouvelle fois tout le monde ne put embarquer et 35 personnes durent rester…

Les îles Cavallis site de l’épave du Rainbow Warrior transformé en sanctuaire marin

A l’approche de Noël et des fêtes de fin d’année, une longue procession de bateaux quittent Auckland et ses environs pour la « Bay of islands », rassurez-vous ce n’est pas les Baléares en plein mois d’Août…

Plus au Nord, les « Cavallis islands », d’habitude moins fréquentées, offrent des eaux beaucoup plus claires et donc une visibilité bien meilleure, et c’est ici qu’a été coulée l’épave du Rainbow Warrior, page difficile dans l’histoire des relations franco-néo-zélandaises…

Un chemin, toujours aussi bien entretenu, mène sur l’autre versant de la colline dominant le mouillage principal. De là, vue sur le site où a été coulé le Rainbow Warrior.

La pêche sous-marine, langoustes et poissons, est toujours aussi fructueuse malgré l’afflux des « boaties »… Avec Thierry de Nemo Sumo, nous allons plonger sur l’épave entre 15 et 23m.  L’accès aux cales est assez aisé et sans danger, la visibilité est correcte et nous dérangerons un très beau Snapper…

Enfin, une vidéo des îles :

Plongée à Kadavu Astrolabe Reef et Pacific Harbour

Deux sites sont particulièrement renommés aux Fidji, Kadavu (prononcé « kandavu ») situé dans un lagon bordé par Astrolabe Reef et le site des  requins-bouledogue dans la réserve marine de Pacific Harbour, situé sur la côte Sud de Viti Levu.

Dans Astrolabe Reef, le club de plongée de KomoKomo m’a accompagné dans la passe Nord Ouest, Usborne passage, le long des tombants et à l’intérieur du lagon. On peut y retrouver tout ce qui fait la renommée des Fidji, coraux mous en particulier.

La plongée dans le monde des requins bouledogue est une expérience hors norme… Tout d’abord, il s’agit de requins, et des gros… plus de 3 mètres d’une espèce qui peut être agressive… et la plongée elle-même est magique, les requins sont juste à « portée de main »… sensation garanti ! Bien sur la plongée est sécurisée, 3 plongeurs équipés de cote de maille et armés de « bâton » sont là, juste derrière nous, pour éloigner tout animal qui serait un peu trop intéressé par un touriste… Mais par moment, l’excitation gagne les requins, ça fuse de tous les côtés et mieux vaut ne pas se trouver dans la mêlée…

Deux plongée à 28 et 15 mètres, inoubliables !!!

Vidéo en immersion au milieu des requins-bouledogue :

Le Lau Group : Vanua Balavu et la Baie des Îles

3 heures du matin, le baromètre indiquait 1006 mbar hier soir, la dépression est bien là, et le front va passer… Il est temps de lever l’ancre si je veux pouvoir arriver à destination à la voile avant le coucher du soleil… Vanua Balavu est à 95 miles nautiques, ce qui me laisse une bonne marge en cas de problème.

Un peu de moteur au départ dans la pétole, puis le Nord-Ouest rentre, la mer est chaotique; depuis des jours la houle venait du Sud-Est et ce nouveau vent crée une mer croisée, que n’aime pas particulièrement ma grand-voile à corne… qui commence à se balancer dans tous les sens… la punition ne tarde pas et sur une vague un peu plus grosse, la corne se plie et la dernière latte se fait la malle… (J’avais bien dit au maitre-voilier de Whangarei que ses embouts de lattes ne valaient rien…) Navigation au génois donc, ça avance quand même mais heureusement que j’ai de la marge. En route je rencontre Pantagruel un voilier ancien en bois qui était au chantier à Whangarei, un échange radio et l’on promet de se revoir à Vanua Balavu.

Finalement je rentre dans la passe vers 16heures et mouille l’ancre devant le village de Daliconi à 17h avec une bonne marge sur le coucher de soleil; ici avec les récifs et les cartes nautiques approximatives, pas question de naviguer sans une bonne visibilité !

Demain matin, j’irai faire le SevuSevu au village avant de réparer ma Grand Voile.

Dalicoli est réputé pour être l’un des villages les plus riches du Lau Group, beaucoup de voiliers viennent ici profiter de la Baie des îles et leur contribution financière, sollicitée par le chef y participe fortement… La cérémonie du SevuSevu n’est pas des plus traditionnelles… le chef est absent et c’est le « headman », neveu du chef qui me reçoit et l’on sent bien que le coronavirus les inquiète… Je suis libéré très rapidement et peut ainsi visiter le village, puis l’école située de l’autre côté de la colline. J’engage la conversation avec l’un des habitants qui me montre la collection de sculptures qu’il a lui-même réalisées…

En fin d’après-midi, quelques enfants sortant de classe me feront visiter les jardins du village où l’on cultive tomates, aubergines, tarot, etc…

Le SevuSevu me permet désormais de naviguer dans les eaux dépendant du village avec la « bénédiction » du chef; direction la fameuse Baies des îles…

et ses îlots de karz d’origine volcaniques érodés par l’eau et posés sur la mer comme des champignons qui forment un paysage magique…

Et au milieu de ces « diamants » sur une eau turquoise, une patate de corail hébergeant coraux mous et une multitude de poissons multicolores dans 3 mètres d’eau…

Depuis un autre mouillage sur l’Est de Vanua Balavu, une randonnée donne accès à un point de vue magnifique sur toute l’île.

Premières plongées aux Fiji

Les Fidji ont une réputation mondiale pour la plongée… Il me tardait d’aller voir ce qui se passait la-dessous…

Première plongée à Nanua i Ra au Nord de Viti Levu sur un site nommé « Dream catcher », tout un programme… Bien que la visibilité soit moyenne, le spectacle est superbe, coraux mous, failles rocheuses, faune pléthorique… Je vous laisse partager l’expérience.

Nous préparons la navigation vers la seconde île principale des Fidji, Vanua Levu, pour rejoindre le Lau Group plus à l’Est.

Entre les 2, pas question de rater la réserve marine de Namena, l’eau doit y être cristalline.

Première plongée à l’extérieur du récif Nord-Est sur un tombant impressionnant, nous dérivons tandis que Jack de Zatara assure la sécurité la-haut… la visibilité est d’environ 30 mètres jusqu’à ce que nous atteignons la passe où le courant sortant est chargé de plancton et où un banc de barracudas et quelques gros requins veillent sur l’entrée… et nous entraîne fi-ça vers le large…

Deuxième plongée à « Chimney » sur le côté Sud-Ouest cette fois, 2 « pinnacles » nous y attendent, il s’agit de pitons de corail qui remontent de 30 mètres à 2 mètres de la surface. Arc en ciel de couleurs, coraux noirs, roses, bleus, blancs… et la faune toute aussi riche..

 

 

Bula FIJI !

Après Bay of Islands, nous voici à Opua, notre port d’arrivée et futur port de départ… L’occasion pour moi d’utiliser mon nouveau moyen de locomotion,

pour visiter les villages voisins dont Russell qui,malgré son côté commercial, présente un certain charme.

La nouvelle a vite fait son chemin parmi les « yachties », Fidji ouvre ses frontières… Début, l’information est officialisée sur le site internet des Fidji mais ce n’est que  le 7 que les règles précises sont publiées et transmises par les services officiels :

  • arrivée à Port Denarau près de Nadi,
  • obligation de prendre un agent sur place pour effectuer les formalités,
  • test COVID 19 négatif à réaliser avant de partir, et départ dans les 48 heures du test..
  • à l’arrivée mise en  quarantaine de 14 jours diminuée du nombre de jours passés en mer sous réserve de ne pas s’arrêter pendant le voyage.

Autrement dit, arrêt à Minerva Reef pas possible… De toute façon, nous apprendrons par la suite, qu’un (LE) bateau de guerre des Tonga se trouve à Minerva Reef et interdit aux plaisanciers toute sortie y compris pour se baigner (des fois que le COVID 19 se transmette aux poissons du lagon…).

Je contacte donc aussitôt Joséphine, de Yachtpartners, agent avalisé par les autorités Fidjiennes, à qui je transmets les documents nécessaires.

La dernière contrainte me paraît par contre difficilement tenable, je n’ai obtenu les résultats du test fait à Whangarei qu’une semaine plus tard…. Enfin, prise de rendez-vous dans un cabinet médical à Pahia qui me garantit les résultats sous 48 heures et leur envoi par courriel directement aux Fidji…

La météo évolue sur la Nouvelle Zélande, et la fenêtre va bientôt se refermer avec une grosse dépression qui est annoncée…

La haute pression vers le milieu qui nous barre la route. La dépression qui se creuse entre l’Australie et La Nouvelle-Zélande… à éviter !

Le lendemain, certains bateaux partent dès le matin sans avoir reçu le résultat et Joséphine nous demande de respecter les règles et d’attendre… Mais vers 10 heures, surprise, mon résultat négatif est déjà délivré ! Passage en douane pour la clearance de sortie et c’est parti pour 1000 miles nautique !

En route, je rejoins 2 Outremer 51 partis le matin, Archer et Pu’uhonua, on ne se lâchera plus jusqu’à l’arrivée; leurs propriétaires n’en croient pas leurs yeux et me demandent de confirmer que CAT’LEYA est bien un Lagoon ???

Mon Code 0 réparé à Whangarei fera merveille ces premiers jours de navigation plutôt calmes… Durant la journée les 2 Outremer grappillent quelques miles sur CAT’LEYA, et le matin, nous sommes de nouveau côte à côte… C’est sympa de pouvoir échanger quelques mots à la radio et d’apercevoir leurs 2 feux de navigation la nuit.

A mi-chemin, nous craignons un virement du vent vers l’Est aux Fidji et  obliquons donc vers Minerva Reef pour avoir du vent portant à l’arrivée.

Les 2 passages Aller et Retour superposé

Nous réaliserons quand même un joli 215 NM en 24 heures… Et pourtant nous savons bien que rien ne sert de se presser, notre quarantaine sur place sera d’autant plus longue que notre passage plus court !

6 jours et 5 heures de mer et me voici au mouillage de quarantaine devant l’entrée de la marina Port Denarau. 2 militaires de la marine Fidjienne viennent nous accueillir dans une annexe en fin de vie…  ils viendront 2 fois par jour jusqu’à la fion de notre quarantaine prévue pour 8 jours,  voir si tout va bien, nous apportant même une carte Sim de la part de Joséphine, et partageant une bière de temps à autre une fois la nuit tombée… (top secret).

Finalement au bout de 7 jours, un médecin viendra  à bord prendre température et faire  un test COVID dont le résultat s’il est négatif sera notre sésame pour l’entrée officielle aux Fidji !

Le lendemain, me voici donc à la marina pour les formalités, immigration, douanes, bio-sécurité, en fait Joséphine s’occupe de tout, CAT’LEYA servant de bureaux aux fonctionnaires pour l’ensemble des arrivants !

C’est aussi le moment de rencontrer mes partenaires de navigation sur Archer et Pu’uhonua et de retrouver également Russ et Marguy sur Sun Rise 2, un couple australien croisé à l’arrivée en NZ et avec qui nous irons faire quelques courses au marché de Nadi, et bien sûr acheter du Kava pour la préparation du traditionnel « yaqona »… lors des cérémonies d’arrivée dans les villages fidjiens.

Après ce long intermède Covid 19, notre vie va enfin reprendre son cours, et quoi de mieux que d’aller mouiller à Musket Cove, le « must » des voileux aux Fidji et Namotu island.

Les Fidji offrent de très nombreuses opportunités de plongée, en voici 2, Pinnacle plantation island et Sunflower reef aux alentours de Musket Cove.

Samoa île Savai’i : Traversée Tahiti – Nouvelle-Zélande (7)

Une cinquantaine de miles nous séparait de notre prochain mouillage, la baie de Matautu sur l’île de Savai’i.

La côte y a été dévastée par une éruption volcanique 2005-2011 qui a déversé sa lave sur de nombreux villages. Seule une église témoigne de cette catastrophe naturelle ainsi que la tombe d’une jeune fille enterrée quelques jours avant l’évènement et que la lave aurait épargner…

Les villages se succèdent avec la même organisation, groupes de maisons disposant chacune de sa « cour couverte » à proximité d’une église… Les femmes se regroupent dans ces cours, assises en tailleur sur des nattes tressées en coco, discutent et rigolent. Le matin, nous sommes réveillés par les chants des enfants à l’école.

La baie possède de belles plages de sable blanc, les fonds de roche volcanique sont déchiquetés et j’y ai rencontré de très nombreuses tortues marines malgré une visibilité plutôt moyenne.

Nous assisterons aussi à une démonstration de faifai, la danse samoane !

Ce sera aussi l’occasion de faire de belles plongées avec le club Diving Savaii,

paysages déchiquetés d’origine volcanique, arches et failles …

tortues marine qui reviennent chaque année pondre sur les plages de sable blanc …

et épave… un 3 mâts qui est venu s’échouer sur le récif avant d’être coulé par un cyclone…

Rangiroa : passe Tiputa

Notre prochaine destination est l’atoll de Rangiroa, après quelques heures de navigation nous arrivons devant la passe d’Avatoru, pas mal de courant sortant mais la passe est large, nous continuons vers l’Est pour mouiller près du club de plongée où nous avons réservé une plongée dans la passe Tiputa.


Hélas, la houle du sud-Est n’arrête pas de remplir le lagon et l’eau ne peut donc sortir que par les passes d’Avatoru et de Tiputa. Même à l’étale, le courant est toujours sortant, nous irons donc plonger sur le récif.

Nous rencontrerons tout de même quelques-uns des dauphins qui ont élu domicile ici et s’amusent régulièrement à surfer et sauter dans les vagues du mascaret (cf. vidéo à venir) et une belle raie manta…

Par moment les vagues dans la passe sont assez impressionnantes et le courant atteint 7 nœuds… Quelques polynésiens s’entraînent à surfer sur leur Vaa.