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J’ai dansé avec les raies manta !

Avant de quitter Musket Cove, je tenais absolument à monter au sommet de Malolo, à l’emplacement d’un ancienne construction militaire américaine, vestige de la guerre du Pacifique, pour faire quelques photos.

Puis CAT’LEYA quitte Musket Cove pour les îles Yasawas et plus particulièrement le sud de Naviti pour une rencontre exceptionnelle…

La navigation démarre sous spi mais très vite le vent tombe et il faut tout plier, code0, spi, etc… Ça ne chaume pas sur CAT’LEYA !

Puis nous croisons « sand spit », un banc de sable immaculé, et son collier turquoise de corail.

Le site est réputé pour la présence de raies manta. En cette saison le plancton est prolifique et les raies manta viennent se régaler dans la passe entre Dravaqa et Naviti.

Marée haute, c’est le moment propice, arrivés sur site, nous apercevons très vite quelques ailes de raies à la surface, le courant est assez fort, nous nous laissons dériver à la surface pour danser avec les raies manta…

Même les maquereaux espagnols sont à la fête, et nous ne les dérangeons manifestement pas… Les raies descendent et remontent le courant, gueule grande ouverte, pour capter le plancton, et quand la nourriture est vraiment abondante, elles nous régalent à leur tour d’un ballet de danses acrobatiques.

 

 

Bula FIJI !

Après Bay of Islands, nous voici à Opua, notre port d’arrivée et futur port de départ… L’occasion pour moi d’utiliser mon nouveau moyen de locomotion,

pour visiter les villages voisins dont Russell qui,malgré son côté commercial, présente un certain charme.

La nouvelle a vite fait son chemin parmi les « yachties », Fidji ouvre ses frontières… Début, l’information est officialisée sur le site internet des Fidji mais ce n’est que  le 7 que les règles précises sont publiées et transmises par les services officiels :

  • arrivée à Port Denarau près de Nadi,
  • obligation de prendre un agent sur place pour effectuer les formalités,
  • test COVID 19 négatif à réaliser avant de partir, et départ dans les 48 heures du test..
  • à l’arrivée mise en  quarantaine de 14 jours diminuée du nombre de jours passés en mer sous réserve de ne pas s’arrêter pendant le voyage.

Autrement dit, arrêt à Minerva Reef pas possible… De toute façon, nous apprendrons par la suite, qu’un (LE) bateau de guerre des Tonga se trouve à Minerva Reef et interdit aux plaisanciers toute sortie y compris pour se baigner (des fois que le COVID 19 se transmette aux poissons du lagon…).

Je contacte donc aussitôt Joséphine, de Yachtpartners, agent avalisé par les autorités Fidjiennes, à qui je transmets les documents nécessaires.

La dernière contrainte me paraît par contre difficilement tenable, je n’ai obtenu les résultats du test fait à Whangarei qu’une semaine plus tard…. Enfin, prise de rendez-vous dans un cabinet médical à Pahia qui me garantit les résultats sous 48 heures et leur envoi par courriel directement aux Fidji…

La météo évolue sur la Nouvelle Zélande, et la fenêtre va bientôt se refermer avec une grosse dépression qui est annoncée…

La haute pression vers le milieu qui nous barre la route. La dépression qui se creuse entre l’Australie et La Nouvelle-Zélande… à éviter !

Le lendemain, certains bateaux partent dès le matin sans avoir reçu le résultat et Joséphine nous demande de respecter les règles et d’attendre… Mais vers 10 heures, surprise, mon résultat négatif est déjà délivré ! Passage en douane pour la clearance de sortie et c’est parti pour 1000 miles nautique !

En route, je rejoins 2 Outremer 51 partis le matin, Archer et Pu’uhonua, on ne se lâchera plus jusqu’à l’arrivée; leurs propriétaires n’en croient pas leurs yeux et me demandent de confirmer que CAT’LEYA est bien un Lagoon ???

Mon Code 0 réparé à Whangarei fera merveille ces premiers jours de navigation plutôt calmes… Durant la journée les 2 Outremer grappillent quelques miles sur CAT’LEYA, et le matin, nous sommes de nouveau côte à côte… C’est sympa de pouvoir échanger quelques mots à la radio et d’apercevoir leurs 2 feux de navigation la nuit.

A mi-chemin, nous craignons un virement du vent vers l’Est aux Fidji et  obliquons donc vers Minerva Reef pour avoir du vent portant à l’arrivée.

Les 2 passages Aller et Retour superposé

Nous réaliserons quand même un joli 215 NM en 24 heures… Et pourtant nous savons bien que rien ne sert de se presser, notre quarantaine sur place sera d’autant plus longue que notre passage plus court !

6 jours et 5 heures de mer et me voici au mouillage de quarantaine devant l’entrée de la marina Port Denarau. 2 militaires de la marine Fidjienne viennent nous accueillir dans une annexe en fin de vie…  ils viendront 2 fois par jour jusqu’à la fion de notre quarantaine prévue pour 8 jours,  voir si tout va bien, nous apportant même une carte Sim de la part de Joséphine, et partageant une bière de temps à autre une fois la nuit tombée… (top secret).

Finalement au bout de 7 jours, un médecin viendra  à bord prendre température et faire  un test COVID dont le résultat s’il est négatif sera notre sésame pour l’entrée officielle aux Fidji !

Le lendemain, me voici donc à la marina pour les formalités, immigration, douanes, bio-sécurité, en fait Joséphine s’occupe de tout, CAT’LEYA servant de bureaux aux fonctionnaires pour l’ensemble des arrivants !

C’est aussi le moment de rencontrer mes partenaires de navigation sur Archer et Pu’uhonua et de retrouver également Russ et Marguy sur Sun Rise 2, un couple australien croisé à l’arrivée en NZ et avec qui nous irons faire quelques courses au marché de Nadi, et bien sûr acheter du Kava pour la préparation du traditionnel « yaqona »… lors des cérémonies d’arrivée dans les villages fidjiens.

Après ce long intermède Covid 19, notre vie va enfin reprendre son cours, et quoi de mieux que d’aller mouiller à Musket Cove, le « must » des voileux aux Fidji et Namotu island.

Les Fidji offrent de très nombreuses opportunités de plongée, en voici 2, Pinnacle plantation island et Sunflower reef aux alentours de Musket Cove.

Et le voyage reprend !!!

Juillet 2020, enfin retour à l’eau pour CAT’LEYA après plusieurs mois à terre. Beaucoup de maintenance après 4 ans de navigation, des améliorations aussi, passavants et avant en teck synthétique…

Finis, les repas des jeudi soir avec les français du chantier… René et Simoni de Shadococo, sur un Lagoon 42 de l’époque Jeanneau.

Quelques jours après ce retour à la vraie vie, une tornade s’abat sur Whangarei et renverse plusieurs bateaux sur le chantier qui se transforme en paysage de désolation..

… et une annexe dans les barres de flèche !

Quelques jours à la sortie de Whangarei et l’occasion d’une petite ballade de remise en forme. Beaucoup d’arcs en ciel, c’est l’hiver ici et la pluie de faiblit pas…

Les îles Fidji ont ré-ouvert leur frontière, il est temps de reprendre la route vers le Nord et la « Bay of islands ». Un premier stop à Motorua island et premier vol du drone depuis plusieurs mois.

Puis Urupukapuka island, l’eau toujours aussi cristalline, des chemins de randonnée très bien entretenus, des oiseaux partout et leur chant si varié et bizarre parfois.

CAT’LEYA confiné à terre !

La Nouvelle-Zélande a prise des mesures de confinement précoces pour contenir l’épidémie de Covid19. A quelques jours près, CAT’LEYA ne retrouvera donc malheureusement pas le milieu naturel aquatique… pour 4 semaines.

Du coup, plus de temps pour bichonner CAT’LEYA, lustrer la coques et les superstructures, passer un antifouling, s’occuper des inox, remplacer quelques composants par-ci, par-là…

Alors, pour garder la tête dans les îles, voici quelques images de Bay of Islands, à quelques miles d’Opua dans le Northland.

Loin des atolls, loin aussi des températures idylliques de la mer dans les latitudes plus Nord, ici tout est vert, vallonné, et les îles conquises par des milliers d’oiseaux dont les chants, ou les cris parfois, se mêlent en une une vraie symphonie…

Heureusement la mer n’est pas loin…

Prenez soin de vous !

Minerva Reef et l’arrivée en Nouvelle-Zélande : Traversée Tahiti – Nouvelle-Zélande (11)

Après notre escapade volcanique et un arrêt « musclé » à Nuku’alofa, archipel de TongaTapu la capitale des Tonga, (mais c’est une autre histoire qui porterait tort aux Tongas…), nous voici en route vers la nouvelle-Zélande…

…ou presque, au tiers de la route, Minerva Reef est un atoll perdu où il fait bon faire une halte en attendant une fenêtre météo favorable…

Quelques miles de diamètre, perdu dans le Pacifique Sud , mais lieu de rencontre privilégié de tous les voiliers faisant route vers le Sud et la Nouvelle-Zélande, dernier témoignage des tropiques, un magnifique récif qui ne découvre qu’à marée haute mais suffisamment de protection de la houle pour nous assurer un mouillage confortable même par grosse mer. 28 voiliers sont la !

C’est aussi le siège du « Minerva Reef Yacht Club »et de ses animations radios le matin à 10 heures, point météo où nous échangeons nos informations et nos avis sur la situation.

Minerva Reef est aussi réputé pour ses langoustes. La chasse se pratique ici le jour à marée basse lorsque les trous d’eau du récif donnant sur la haute mer se découvrent. Il faut un peu de courage et de la poigne pour s’accrocher aux rochers et éviter de se faire emporter par le courant… Mais la chasse y est excellente et le BBQ qui s’en suivra mémorable.

Vu la position de l’atoll, aussi éloigné de toute terre habitée, ses eaux sont cristallines et une plongée à proximité de la passe s’impose… Un beau souvenir encore avec nos amis brésiliens d’Arthi.

Mais un jour il faut bien partir… Après un faux-départ suite à une annonce de mauvais temps de dernière minute, une fenêtre météo calme se présente. Près de 900 miles nous attendent, CAT’LEYA marche toujours aussi bien, nous remontons peu à peu quasiment toute la flotte pendant  » jours dans une mer relativement confortable, la houle disparaissant peu à peu. Mais ensuite, pétole, et la risée « Yanmar » nous accompagnera pour les 2 derniers jours… Moins de 5 jours de mer plus tard nous voici à Opua, Bay of Islands, New-Zeland !

Douanes, Immigration et Bio-sécurité… nous sommes cantonnés sur un quai de quarantaine. Contrôle anti-drogue, mais cette fois avec des professionnels sérieux et un chien manifestement bien dressé… Les officiers de Bio-sécurité eux sont débordés. L’importation est strictement réglementé, pas question d’amener des la viande, fraîche, congelée ou cuisinée, plantes interdites, mon malheureux bonsaï en fera les frais,  miel, fruits et légumes frais, non grata… La coque est inspectée en détail, pas question de ramener ds coquillages oui autres parasites en Nouvelle-Zélande. Et non plus les insectes. Mille sabords, des fourmis ont élu domicile à bord, il faudra donc traiter avant d’obtenir notre « clearance ».

Petit à petit tous nos amis voiliers arrivent eux aussi, certains partis 4 jours avant nous ont rencontré du très mauvais temps et arriveront en même temps que CAT’LEYA (soit 9 jours quand même pour 900 miles !).

Notre arrivée coïncide avec le festival annuel d’Opua et la présence de « tall ships » dont une réplique du vaisseau du capitaine Cook.

Les kiwis sont très accueillants ici et j’aurai même l’occasion de régater avec le yacht club local sur un joli monocoque vert.

3 mois se sont écoulés depuis notre départ de Tahiti, que de rencontres, de découvertes et de BONHEUR !

Sur la route des volcans des Tonga : Traversée Tahiti – Nouvelle-Zélande (10)

La région entre les Tonga et les Fidji est une zone d’activité volcanique importante, rien qu’au Tonga de nombreuses zones sont indiquées sur les cartes marines pour le risque important qu’elles présentent pour la navigation.

Ainsi Tofua, à l’Ouest d’Ha’apai, est une île d’origine volcanique dont le cratère effondré abrite un lac d’eau douce important, et son voisin Kao, un cône volcanique émergeant à 1100 m d’altitude. Plus au sud Hunga Tonga et Hunga Ha’apai ont vu l’émergence, il y a seulement 4 ans, d’un volcan qui intéresse les chercheurs tant les épisodes de ce genre sont rares…

Tofua est aussi connue car ce fut l’un des refuges des révoltés du Bounty, mais ce qui nous intéresse particulièrement c’est la possibilité de randonner jusqu’au bord du cratère..

Nous ne pouvions rater cette opportunité et planifions donc une navigation sur ces zones. Nous avons obtenus des informations d’autres bateaux qui nous ainsi transmis les coordonnées GPS du seul point où il est « possible » de débarquer sur l’île  ainsi qu’un mouillage possible…

En navigation, nous apercevons au loin un immense panache de fumée blanche accompagnée d’une traînée plus sombre, c’est au Nord de notre route, un rapide coup d’œil sur la carte nous indique qu’il s’agit justement de l’un de ces zones d’activités volcaniques des Tonga

Un bref instant, l’idée de faire demi-tour me traverse l’esprit, mais c’est à 40 miles plus au Nord et l’activité est référencée depuis 1996…

Arrivés sur place, je repère le « spot de débarquement » pour l’annexe… les vagues déferlent alentour, une exploration préalable s’impose. Effectivement les rochers sont moins agressifs dans cette minuscule anse et avec un peu de courage ça doit être possible, par contre pas question de mouiller l’annexe…

A quelques miles au nord, Kao et ses 1100 mètres d’altitude.

Bertrand, le skipper de Mupi, n’est pas rassuré par le mouillage et préfère surveiller son bateau, c’est lui qui nous descendra sur Tofua. Hier j’ai pu glaner quelques infos supplémentaires auprès d’un des 2 voiliers déjà sur place, et un schéma du « sentier » de randonnée sur le flanc du cratère jusqu’au sommet à environ 500 m d’altitude.

Pour accoster, il faut effectivement être motivé mais c’est surtout le retour à bord de l’annexe qui m’inquiète un peu… La montée près de 2 heures et demie, nous fait traverser une zone précédemment habitée, cocotiers, petite plantation d’ananas, etc… sous un couvert d’arbres, manguiers, etc… puis avec l’altitude la végétation devient plus rase, fougères et arbustes, finalement c’est seulement la roche volcanique et ses nuances de couleur qui persiste au sommet.

Le paysage qui s’offre à nous est magique. Le temps est couvert, les nuages s’accrochent sur la face Ouest avant de dévaler les pentes intérieures du cratère, de temps en temps nous apercevons le lac intérieur d’un bleu vert incroyable, tout en bas, avec  ses îles. Devant nous, de nombreux petits cratères dont un crache encore de la fumée blanche assez épaisse. Et derrière, Kao, le cône voisin dont le sommet, habillé d’un épais manteau de nuages reste invisible.

La descente sera plus compliquée, sans boussole ni carte, nous nous égarons 2 fois et gagnons le droit de nous tracer un passage au milieu des fougères pour retrouver la voie initiale. Mais ce n’est rien en comparaison de l’embarquement dans l’annexe, le vent a forci et la houle s’est levée tandis que la marée est basse… Il faut se jeter des rochers pour monter à bord.

Arrivés à bon port, nous décidons de nous abriter sur la côte sud-Ouest de Tofua ou les images Google Earth nous laisse espérer un mouillage plus confortable. Le long de cette côte très sauvage se succèdent falaises et plages de sables noir que prend d’assaut la houle du large. Finalement, nous accrochons l’ancre avec difficulté dans 15 m d’eau pour une nuit moins agitée.

Le lendemain matin, le temps est au beau, l’occasion de sortir le drone…

Cette première découverte nous laisse espérer le meilleur pour notre second objectif, Hunga Tonga ! Mais avant  cela nous ferons une halte reposante à Kelefesia, le bijou de Ha’apai.

Le site de mouillage est entouré de récifs qui nous protègent de la houle. L’ile offre un paysage original avec ces falaises qui lui valent le surnom le petit Gibraltar… L’occasion aussi de faire un barbecue sur la plage avec 2 bateaux copains.

Le lendemain, départ vers Hunga. Au loin, nous apercevons 3 sommets, les 2 îles anciennes couvertes de végétation et au centre un paysage lunaire dont on a du mal à imaginer qu’il est bien réel.

Nous mouillons sur la côte Nord-Ouest exactement à l’endroit repéré sur Google Earth, dans un site improbable, habité par une multitude d’oiseaux, fous, sternes et frégates et nous préparons pour l’exploration.

Ce volcan est né d’une éruption sous-marine entre les îles Hunga Tonga et Hunga Ha’apai, qui a comblé la mer entre ces 2 îles donnant naissance à une île unique.

De nombreux scientifiques se sont intéressés à ce phénomène très rare, et à l’érosion de cet amoncellement de petits graviers projetés lors de l’éruption. Pour nous c’est un expérience unique que je vais vous faire partager au travers de ces photos. Il y en a beaucoup mais j’ai eu du mal à choisir lesquelles supprimer…

Tonga Archipel de Ha’apai : Traversée Tahiti – Nouvelle-Zélande (9)

Avant de quitter l’archipel de Vava’u une dernière exploration à marée basse nous aura émerveillée, le marnage ici atteint 1,2m, le récif découvre, les vagues déferle, et le paysage se transforme complètement.

Après avoir fait les formalités de sortie de l’archipel (et oui ici, on fait des papiers quand on change de groupe d’îles et pas seulement quand on entre et sort du pays…), nous voici partis vers le Sud et Ha’apai. Quelques heures de navigation avec nos nouvelles voiles et la rencontre avec un jeune fou tongien.

Les paysages sont totalement différents et plus proches des Tuamotus, atols et récifs coralliens, cocotiers… Mais c’est beaucoup plus dangereux, de nombreuses patates de corail, des récifs mal cartographiés, etc… navigation de nuit réservée aux téméraires et de jour, soleil dans le dos pour scruter l’eau à l’avant du bateau… Nous atterrissons au nord de la ville principale, Panga’i, sur l’île Nukuniamo, des fonds magnifiques constitués de plateaux coralliens que séparent des canyons de 5 à 6m  de profondeur, les coraux sont superbes et la faune pléthorique.

L’îlot est ceinturé par un plage de sable blanc que survolent nombre d’oiseaux et quelques chauve-souris de grande taille les « flying foxes » !

Nous explorerons ainsi l’archipel de Ha’apai pour terminer au mouillage du village de Uhia au sud de Panga’i. C’est marée basse et  un cordon de sable relie Uhia à l’île voisine.

Sur la plage qui longe le côté lagon d’Uhia, des barques à passager sont mouillées, longues et basses sur l’eau, souvent surchargées, elles restent le seul moyen de communication avec la ville principale.

Il est 15 heures quand nous entrons dans le village, tout le monde fait la sieste, même les cochons…

Au centre du village, un ancien lieu de culte abritent des tombes royales. Tout autour sont rassemblées les tombes de lignée moins royale des ex-habitants de Uhia.

Peu à peu le village reprend vie. Les habitants que nous croisons sont tous habillés de noir et nous renvoient nos bonjours amicalement. Ici aussi la ferveur catholique se traduit par la présence de nombreuses églises… Mais le cyclone Gita de 2018 a laissé des traces irrémédiables, la plupart des édifices sont dévastés, les cloches ont parfois été replacées dans des clochers de fortune, les habitations aussi portent les traces du passage de l’ouragan. De nombreuses petites maisons préfabriquées côtoient les anciennes habitations en bois partiellement ou totalement détruites.

Demain nous serons de nouveau à Panga’i pour la clearance de sortie cette fois, une fenêtre météo favorable s’annonce dans quelques jours pour la traverse vers la Nouvelle-Zélande…

Tonga Archipel de Vava’u : Traversée Tahiti – Nouvelle-Zélande (8)

A cette période de l’année, les dépressions se succèdent la-bas en Nouvelle-Zélande et envoient un flux de Sud jusqu’au Samoa. En prévision d’une telle rencontre, nous quittons Sava’i en faisant route vers le Sud-Est de manière à pouvoir virer Sud-Ouest à l’arrivée du front…

La prévision était bonne et au milieu de notre route, le vent tourne et se renforce, grâce à notre choix, CAT’LEYA ne se retrouve vent de face mais au près bon plein avec une houle de plus en plus généreuse, les heures qui suivent ne resteront pas dans les mémoires…

Nous arrivons finalement à Nefaiu, le port d’entrée le plus Nord des Tonga et nous adonnons au jeu préféré des yacthies : « les formalités d’entrée ».

Nous présentons fièrement notre « clearance » des Samoa, si chèrement obtenue, et l’officier des douanes nous demandent la clearance des douanes ??? Pour nous notre document signé du cabinet du premier ministre fait office de clearance des douanes, hélas pas pour notre interlocuteur…

Nous sommes tout de même autorisés à sortir du bateau et nous rendre au marché pour les provisions.

Nous mettons à profit cette halte forcée pour de la maintenance sur CAT’LEYA. Depuis le début de l’année , nos si »belles » voiles (tissu TRILAM assemblées par la voilerie TAROT) nous font soucis… Les jonctions de laizes se décollent et les coutures cisailles les panneaux créant un délaminage des voiles. Nous avions ainsi déjà perdu le code 0 et le spi laminé… Durant la descente des Samoas, le génois a rendu l’âme et la GV est sur le point de se délaminer malgré nos multiples réparations. Moins de 3 ans de durée de vie, c’est un peu court !!!

CAT’LEYA s est donc vu habillée des voiles neuves Incidences d origine qui étaient stockées à bord au cas où….

5 jours plus tard après avoir contacté par mail le DG des douanes du Tonga, notre bonne foi a finalement été reconnue et nous sommes acceptés aux Tongas…

Nous allons enfin découvrir ces archipels si prisés par les américains.

A Nefaiu, nous retrouvons l’esprit des Samoas, beaucoup d’église, avec les règles qui s’en suivent, par exemple, interdiction de travailler ou d’avoir une activité le week-end… Nous en ferons l’expérience quelques jours plus tard, en fin de plongée un bateau de la police locale vient nous accoster pour nous signifier que nous sommes en faute pour avoir plonger une Dimanche… même les locaux que nous interrogerons sur le sujet ne le savaient pas…

Les tongiens sont accueillants, et au hasard des rencontres dans la rue nous demandent d’où nous venons en ouvrant de grands yeux quand on leur parle de la France…

Du sommet de l’île, une splendide vue s’offre à ,nous, un dédale de chenaux au travers d’îles très vertes qui nous promet de belles navigations à la voile.

Nous quittons Nefaiu pour visiter des grottes, Swallow’s cave (la grotte des martinets) accessible en annexe puis Mariner’s cave uniquement accessible en plongée, car l’entrée y  est au-dessous du niveau de la mer.

Notre premier mouillage sera  Nua Papu puis Blue Lagoon, une eau parfaitement claire, des plages sublimes qui découvrent à marée basse et une végétation luxuriante à terre.

A Nua Papu, David et sa femme organisent un repas sur leur île, Vakaietu, cochons de lait grillé, thazard cru, légumes locaux préparés à la tongienne, etc…

Blue Lagoon est le mouillage le plus réputé de Vava’u, situé à côté de Hunga, c’est une baie fermée par des récifs et des îlots, un vrai cliché de cartes postales…

A chaque fois, nus allons plonger avec Germano et Lucia, nos amis brésiliens d’Arthi, jardins de corail, visibilité de folie et une vie exhubérante…

Samoa île Savai’i : Traversée Tahiti – Nouvelle-Zélande (7)

Une cinquantaine de miles nous séparait de notre prochain mouillage, la baie de Matautu sur l’île de Savai’i.

La côte y a été dévastée par une éruption volcanique 2005-2011 qui a déversé sa lave sur de nombreux villages. Seule une église témoigne de cette catastrophe naturelle ainsi que la tombe d’une jeune fille enterrée quelques jours avant l’évènement et que la lave aurait épargner…

Les villages se succèdent avec la même organisation, groupes de maisons disposant chacune de sa « cour couverte » à proximité d’une église… Les femmes se regroupent dans ces cours, assises en tailleur sur des nattes tressées en coco, discutent et rigolent. Le matin, nous sommes réveillés par les chants des enfants à l’école.

La baie possède de belles plages de sable blanc, les fonds de roche volcanique sont déchiquetés et j’y ai rencontré de très nombreuses tortues marines malgré une visibilité plutôt moyenne.

Nous assisterons aussi à une démonstration de faifai, la danse samoane !

Ce sera aussi l’occasion de faire de belles plongées avec le club Diving Savaii,

paysages déchiquetés d’origine volcanique, arches et failles …

tortues marine qui reviennent chaque année pondre sur les plages de sable blanc …

et épave… un 3 mâts qui est venu s’échouer sur le récif avant d’être coulé par un cyclone…