Le Sud de Vanua Balavu

Je quitte La Baie des îles pour le sud de Vanua Balavu et le village de Susui en compagnie de Pantagruel, le voilier classique allemand.

Notre premier contact avec le village n’est pas très accueillant, ici tout le monde a peur du COVID 19; interdiction d’approcher l’école ! Après le Sevu sevu nous demandons l’autorisation d’aller mouiller dans les baies avoisinantes près de Hidden Lagoon et l’on nous signifie une fin de non recevoir…

En me promenant sur le flanc au vent de la colline qui domine le village, c’est un grand nombre d’arbres arrachés qui témoignent de la rudesse des évènements climatiques ici et du passage du dernier cyclone…

Finalement le jour suivant, à force de palabres, nous obtenons l’autorisation ainsi que l’explication ; certains voiliers qui nous ont précédé n’avaient pas fait le sevu-sevu au village…

Plusieurs baies, très protégées, avec une ouverture vers le lagon parfois peu profonde, entourent le fameux « Lagon caché  » repère d’une immense colonie de chauve-souris.

Dans ces baies nous aurons le plaisir gourmand de pêcher des huitres sauvages ainsi que des crabes qui me rappellent les « tupas » polynésiens, crabes de terre qui se nourrissent de noix de coco.

Les paysages sont semblables à ceux du Nord de l’île et l’eau toujours aussi turquoise.

Le drone nous offrira un magnifique panorama :

Avant de quitter Vanau Balavu, nous ferons une halte ravitaillement à Loma-Loma, le gros village de la côte Est, qui jouxte un autre village habité par des originaires des Tonga…  On peut ainsi constater la différence d’architecture des deux pays, et en particulier les « rondeurs » des bâtiments tongiens.

Le Lau Group : Vanua Balavu et la Baie des Îles

3 heures du matin, le baromètre indiquait 1006 mbar hier soir, la dépression est bien là, et le front va passer… Il est temps de lever l’ancre si je veux pouvoir arriver à destination à la voile avant le coucher du soleil… Vanua Balavu est à 95 miles nautiques, ce qui me laisse une bonne marge en cas de problème.

Un peu de moteur au départ dans la pétole, puis le Nord-Ouest rentre, la mer est chaotique; depuis des jours la houle venait du Sud-Est et ce nouveau vent crée une mer croisée, que n’aime pas particulièrement ma grand-voile à corne… qui commence à se balancer dans tous les sens… la punition ne tarde pas et sur une vague un peu plus grosse, la corne se plie et la dernière latte se fait la malle… (J’avais bien dit au maitre-voilier de Whangarei que ses embouts de lattes ne valaient rien…) Navigation au génois donc, ça avance quand même mais heureusement que j’ai de la marge. En route je rencontre Pantagruel un voilier ancien en bois qui était au chantier à Whangarei, un échange radio et l’on promet de se revoir à Vanua Balavu.

Finalement je rentre dans la passe vers 16heures et mouille l’ancre devant le village de Daliconi à 17h avec une bonne marge sur le coucher de soleil; ici avec les récifs et les cartes nautiques approximatives, pas question de naviguer sans une bonne visibilité !

Demain matin, j’irai faire le SevuSevu au village avant de réparer ma Grand Voile.

Dalicoli est réputé pour être l’un des villages les plus riches du Lau Group, beaucoup de voiliers viennent ici profiter de la Baie des îles et leur contribution financière, sollicitée par le chef y participe fortement… La cérémonie du SevuSevu n’est pas des plus traditionnelles… le chef est absent et c’est le « headman », neveu du chef qui me reçoit et l’on sent bien que le coronavirus les inquiète… Je suis libéré très rapidement et peut ainsi visiter le village, puis l’école située de l’autre côté de la colline. J’engage la conversation avec l’un des habitants qui me montre la collection de sculptures qu’il a lui-même réalisées…

En fin d’après-midi, quelques enfants sortant de classe me feront visiter les jardins du village où l’on cultive tomates, aubergines, tarot, etc…

Le SevuSevu me permet désormais de naviguer dans les eaux dépendant du village avec la « bénédiction » du chef; direction la fameuse Baies des îles…

et ses îlots de karz d’origine volcaniques érodés par l’eau et posés sur la mer comme des champignons qui forment un paysage magique…

Et au milieu de ces « diamants » sur une eau turquoise, une patate de corail hébergeant coraux mous et une multitude de poissons multicolores dans 3 mètres d’eau…

Depuis un autre mouillage sur l’Est de Vanua Balavu, une randonnée donne accès à un point de vue magnifique sur toute l’île.

Vanua Levu

Déjà le début de Septembre et je souhaite découvrir le Lau Group, un archipel d’îles situé à l’Est de Viti Levu et suffisamment éloigné pour avoir gardé les traditions fidjiennes. Les vents dominants étant du Sud-Est, il nous faut gagner du Nord et attendre les conditions favorables.

Nous quittons Nana-I-Ra vers le Nord de Viti Levu destination Savu-Savu sur la seconde île, Vanua Levu. Le long de la côte Nord-Ouest de Viti Levu, quelques villages isolés donnent un peu de couleur à ces paysages arides.

De Savu-Savu , nous pouvons découvrir le jardin botanique

puis l’intérieur de l’île,  au programme une usine de production d’huile de coco, la mécanisation y est limitée… Les ouvriers coupent les noix de cocos, enlèvent la bourre extérieure puis séparent le coprah… pour 30cts par kg, soit un salaire de 75 FJ$ par semaine (au taux de 4,5 FJ$ par € je vous laisse faire le calcul…). Le coprah est ensuite séché dans des fours puis traité par centrifugeuse et/ou pressoir pour produire les différents produits; huile vierge de coco (première presse à froid) et huile de coco,

Lembassa la grande ville, avec son marché au poisson, son marché aux fruits et légumes et autres denrées.

C’est une ville très animée… avec ses embouteillages… et la police montée sur des « choppers »…

et enfin l’une des nombreuses cascades.

D’ici 1 jour ou 2, si les prévisions météo sont correctes, une basse pression devrait passer sur zone et le front associé avec du vent de Nord-Ouest basculant au Sud-Est par l’Ouest nous permettra de naviguer à la voile vers le Nord-Est des îles du Lau Group.

Premières plongées aux Fiji

Les Fidji ont une réputation mondiale pour la plongée… Il me tardait d’aller voir ce qui se passait la-dessous…

Première plongée à Nanua i Ra au Nord de Viti Levu sur un site nommé « Dream catcher », tout un programme… Bien que la visibilité soit moyenne, le spectacle est superbe, coraux mous, failles rocheuses, faune pléthorique… Je vous laisse partager l’expérience.

Nous préparons la navigation vers la seconde île principale des Fidji, Vanua Levu, pour rejoindre le Lau Group plus à l’Est.

Entre les 2, pas question de rater la réserve marine de Namena, l’eau doit y être cristalline.

Première plongée à l’extérieur du récif Nord-Est sur un tombant impressionnant, nous dérivons tandis que Jack de Zatara assure la sécurité la-haut… la visibilité est d’environ 30 mètres jusqu’à ce que nous atteignons la passe où le courant sortant est chargé de plancton et où un banc de barracudas et quelques gros requins veillent sur l’entrée… et nous entraîne fi-ça vers le large…

Deuxième plongée à « Chimney » sur le côté Sud-Ouest cette fois, 2 « pinnacles » nous y attendent, il s’agit de pitons de corail qui remontent de 30 mètres à 2 mètres de la surface. Arc en ciel de couleurs, coraux noirs, roses, bleus, blancs… et la faune toute aussi riche..

 

 

L’archipel des Yasawas – Fidji

Les Yasawas forment un archipel d’origine volcanique qui s’étire du Nord au Sud et se situe à l’Ouest de Nadi, au dessus de Musket Cove.

Nous prenons la mer pour Sawa I Lau un mouillage protégé surtout connu pour ses grottes qui se visitent avec masque et tuba; le passage entre les salles se faisant en apnée sur quelques mètres.

L’origine volcanique de Sawa i Lau ne fait aucun doute et son relief est très escarpé en comparaison des îles alentours. L’accès au grotte se fait par un escalier bâti sur une petite plage non loin d’un ancien cimetière qui nous rappelle ceux des Tonga. Il y fait frais et l’eau est bien de l’eau de mer, on repèrera une murène, preuve qu’il doit y avoir un accès à la mer quelque part.

Le lendemain, nous devons aller rendre visite au village voisin, Nabukeru, et notamment rencontrer le chef pour la cérémonie de bienvenue, le sevu-sevu. Nous préparons notre offrande de Yaqona, des racines particulières très prisées qui permettent de préparer cette boisson un peu bizarre pour nous occidentaux et qui en tout cas ne fait l’unanimité, le Kava.

A notre arrivée sur la plage, un habitant nous prend en charge pour nous conduire à la maison du « chief ». Chapeaux et lunettes ne sont plus de mises par respect pour la tradition. A l’abord de l’entrée, il nous faut scander trois fois « Dua Dua Dua » et le chef nous invite à pénétrer dans la pièce principale. Tout le monde s’assied en tailleur, nous déposons le kava devant le chef qui fait un petit discours en dialecte local  probablement pour nous souhaiter la bienvenue. Puis ils s’adressent ensuite à nous en anglais et nous posent tout un cas de questions, d’où venons-nous bien sûr, quel bateau, etc….

Finalement nous serons même exemptés de kava (qui s’en plaindrait…) et pourrons ensuite visiter le village. Ils sont tous à peu près organisés de la même manière, au centre une esplanade délimitée avec des fleurs et pierres, à l’extrémité l’église et autour les maisons du village, un peu plus loin se trouvent parfois l’école et l’infirmerie. Le sol herbeux est très bien entretenu, coupé ras, propre, quelques fleurs… et des cocotiers ! Les plantations sont aux alentours, on y trouve bananes, tarot, papayes, etc…

Les habitants sont très accueillants, tout semble apaisé et calme.

Curieux de connaître la hiérarchie établie dans les villages fidjiens, le fils du chef nous donnera ces explications :

Le titre de « chef » est attribué à la fratrie du chef précédent, les frères (et éventuellement sœurs si elles se trouvent dans le village ce qui est rare étant donné que lors de leur mariage elles doivent déménager dans le village de leur mari…) vont donc successivement exercer ce titre honorifique. Leur rôle est exclusivement dévolu au bien-être des autres membres de la communauté. Il veille à la bonne entente entre habitants et peut être amener à arbitrer des conflits, il s’assure que la nourriture ne manque pas, aide à résoudre les problèmes de chacun, planifie des actions collectives, etc… Un autre homme important est le prêtre, le Dimanche est un jour de repos consacré à l’église et scrupuleusement respecté par tous. Enfin l’administration a un représentant dans chaque village, le « headman » fonctionnaire qui fait office d’interface avec les autorités pour les investissements locaux, etc…

Le lendemain, j’irai faire une petite marche vers le sommet voisin.

De la-haut, on peut apercevoir cette étroite bande de roches volcaniques qui s’étend à perte de vue au Nord et au Sud, les Yasawas.

Aujourd’hui départ vers Blue Lagoon, un autre mouillage très protégé plus au Sud.

Ici aussi, visite de rigueur au village  recevoir l’autorisation de rester et la protection du chef. Sur l’autre rive, une « tea house », où l’on peut déguster des « donuts au chocolat », l’occasion de bien se rendre compte que la situation des fidjiens, dont l’économie est essentiellement tournée vers le tourisme, est difficile, dans le « guest book » le dernier message date de Mars et 3 seulement y ont été inscrits depuis le début de l’année. Nous sommes ainsi les premiers à faire marcher le commerce depuis bien longtemps. Le gouvernement a même du débloquer des avances sur retraite afin de permettre aux parents de payer les frais d’école de leurs enfants…

Un chemin traçé sur l’autre île donne accès à une vue…

Et un beau panorama, avec CAT’LEYA tout là-bas.

et pour terminer, une vidéo du site Manta Ray Bay :

J’ai dansé avec les raies manta !

Avant de quitter Musket Cove, je tenais absolument à monter au sommet de Malolo, à l’emplacement d’un ancienne construction militaire américaine, vestige de la guerre du Pacifique, pour faire quelques photos.

Puis CAT’LEYA quitte Musket Cove pour les îles Yasawas et plus particulièrement le sud de Naviti pour une rencontre exceptionnelle…

La navigation démarre sous spi mais très vite le vent tombe et il faut tout plier, code0, spi, etc… Ça ne chaume pas sur CAT’LEYA !

Puis nous croisons « sand spit », un banc de sable immaculé, et son collier turquoise de corail.

Le site est réputé pour la présence de raies manta. En cette saison le plancton est prolifique et les raies manta viennent se régaler dans la passe entre Dravaqa et Naviti.

Marée haute, c’est le moment propice, arrivés sur site, nous apercevons très vite quelques ailes de raies à la surface, le courant est assez fort, nous nous laissons dériver à la surface pour danser avec les raies manta…

Même les maquereaux espagnols sont à la fête, et nous ne les dérangeons manifestement pas… Les raies descendent et remontent le courant, gueule grande ouverte, pour capter le plancton, et quand la nourriture est vraiment abondante, elles nous régalent à leur tour d’un ballet de danses acrobatiques.

 

 

Bula FIJI !

Après Bay of Islands, nous voici à Opua, notre port d’arrivée et futur port de départ… L’occasion pour moi d’utiliser mon nouveau moyen de locomotion,

pour visiter les villages voisins dont Russell qui,malgré son côté commercial, présente un certain charme.

La nouvelle a vite fait son chemin parmi les « yachties », Fidji ouvre ses frontières… Début, l’information est officialisée sur le site internet des Fidji mais ce n’est que  le 7 que les règles précises sont publiées et transmises par les services officiels :

  • arrivée à Port Denarau près de Nadi,
  • obligation de prendre un agent sur place pour effectuer les formalités,
  • test COVID 19 négatif à réaliser avant de partir, et départ dans les 48 heures du test..
  • à l’arrivée mise en  quarantaine de 14 jours diminuée du nombre de jours passés en mer sous réserve de ne pas s’arrêter pendant le voyage.

Autrement dit, arrêt à Minerva Reef pas possible… De toute façon, nous apprendrons par la suite, qu’un (LE) bateau de guerre des Tonga se trouve à Minerva Reef et interdit aux plaisanciers toute sortie y compris pour se baigner (des fois que le COVID 19 se transmette aux poissons du lagon…).

Je contacte donc aussitôt Joséphine, de Yachtpartners, agent avalisé par les autorités Fidjiennes, à qui je transmets les documents nécessaires.

La dernière contrainte me paraît par contre difficilement tenable, je n’ai obtenu les résultats du test fait à Whangarei qu’une semaine plus tard…. Enfin, prise de rendez-vous dans un cabinet médical à Pahia qui me garantit les résultats sous 48 heures et leur envoi par courriel directement aux Fidji…

La météo évolue sur la Nouvelle Zélande, et la fenêtre va bientôt se refermer avec une grosse dépression qui est annoncée…

La haute pression vers le milieu qui nous barre la route. La dépression qui se creuse entre l’Australie et La Nouvelle-Zélande… à éviter !

Le lendemain, certains bateaux partent dès le matin sans avoir reçu le résultat et Joséphine nous demande de respecter les règles et d’attendre… Mais vers 10 heures, surprise, mon résultat négatif est déjà délivré ! Passage en douane pour la clearance de sortie et c’est parti pour 1000 miles nautique !

En route, je rejoins 2 Outremer 51 partis le matin, Archer et Pu’uhonua, on ne se lâchera plus jusqu’à l’arrivée; leurs propriétaires n’en croient pas leurs yeux et me demandent de confirmer que CAT’LEYA est bien un Lagoon ???

Mon Code 0 réparé à Whangarei fera merveille ces premiers jours de navigation plutôt calmes… Durant la journée les 2 Outremer grappillent quelques miles sur CAT’LEYA, et le matin, nous sommes de nouveau côte à côte… C’est sympa de pouvoir échanger quelques mots à la radio et d’apercevoir leurs 2 feux de navigation la nuit.

A mi-chemin, nous craignons un virement du vent vers l’Est aux Fidji et  obliquons donc vers Minerva Reef pour avoir du vent portant à l’arrivée.

Les 2 passages Aller et Retour superposé

Nous réaliserons quand même un joli 215 NM en 24 heures… Et pourtant nous savons bien que rien ne sert de se presser, notre quarantaine sur place sera d’autant plus longue que notre passage plus court !

6 jours et 5 heures de mer et me voici au mouillage de quarantaine devant l’entrée de la marina Port Denarau. 2 militaires de la marine Fidjienne viennent nous accueillir dans une annexe en fin de vie…  ils viendront 2 fois par jour jusqu’à la fion de notre quarantaine prévue pour 8 jours,  voir si tout va bien, nous apportant même une carte Sim de la part de Joséphine, et partageant une bière de temps à autre une fois la nuit tombée… (top secret).

Finalement au bout de 7 jours, un médecin viendra  à bord prendre température et faire  un test COVID dont le résultat s’il est négatif sera notre sésame pour l’entrée officielle aux Fidji !

Le lendemain, me voici donc à la marina pour les formalités, immigration, douanes, bio-sécurité, en fait Joséphine s’occupe de tout, CAT’LEYA servant de bureaux aux fonctionnaires pour l’ensemble des arrivants !

C’est aussi le moment de rencontrer mes partenaires de navigation sur Archer et Pu’uhonua et de retrouver également Russ et Marguy sur Sun Rise 2, un couple australien croisé à l’arrivée en NZ et avec qui nous irons faire quelques courses au marché de Nadi, et bien sûr acheter du Kava pour la préparation du traditionnel « yaqona »… lors des cérémonies d’arrivée dans les villages fidjiens.

Après ce long intermède Covid 19, notre vie va enfin reprendre son cours, et quoi de mieux que d’aller mouiller à Musket Cove, le « must » des voileux aux Fidji et Namotu island.

Les Fidji offrent de très nombreuses opportunités de plongée, en voici 2, Pinnacle plantation island et Sunflower reef aux alentours de Musket Cove.

Et le voyage reprend !!!

Juillet 2020, enfin retour à l’eau pour CAT’LEYA après plusieurs mois à terre. Beaucoup de maintenance après 4 ans de navigation, des améliorations aussi, passavants et avant en teck synthétique…

Finis, les repas des jeudi soir avec les français du chantier… René et Simoni de Shadococo, sur un Lagoon 42 de l’époque Jeanneau.

Quelques jours après ce retour à la vraie vie, une tornade s’abat sur Whangarei et renverse plusieurs bateaux sur le chantier qui se transforme en paysage de désolation..

… et une annexe dans les barres de flèche !

Quelques jours à la sortie de Whangarei et l’occasion d’une petite ballade de remise en forme. Beaucoup d’arcs en ciel, c’est l’hiver ici et la pluie de faiblit pas…

Les îles Fidji ont ré-ouvert leur frontière, il est temps de reprendre la route vers le Nord et la « Bay of islands ». Un premier stop à Motorua island et premier vol du drone depuis plusieurs mois.

Puis Urupukapuka island, l’eau toujours aussi cristalline, des chemins de randonnée très bien entretenus, des oiseaux partout et leur chant si varié et bizarre parfois.

CAT’LEYA confiné à terre !

La Nouvelle-Zélande a prise des mesures de confinement précoces pour contenir l’épidémie de Covid19. A quelques jours près, CAT’LEYA ne retrouvera donc malheureusement pas le milieu naturel aquatique… pour 4 semaines.

Du coup, plus de temps pour bichonner CAT’LEYA, lustrer la coques et les superstructures, passer un antifouling, s’occuper des inox, remplacer quelques composants par-ci, par-là…

Alors, pour garder la tête dans les îles, voici quelques images de Bay of Islands, à quelques miles d’Opua dans le Northland.

Loin des atolls, loin aussi des températures idylliques de la mer dans les latitudes plus Nord, ici tout est vert, vallonné, et les îles conquises par des milliers d’oiseaux dont les chants, ou les cris parfois, se mêlent en une une vraie symphonie…

Heureusement la mer n’est pas loin…

Prenez soin de vous !

un Catamaran autour d'un monde bleu

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