Tour de la Nouvelle-Zélande (9) : Charles Sound

Nous quittons George Sound et prenons la mer vers Charles Sound.

Encore une fois, ce fiord a été baptisé par John Grono en mémoire de Charles Mc Laren, capitaine du « Sydney Cove », un vaisseau chasseur de phoques qui tournait dans les fiord dans les années 1810.

A propos d’histoire, voici la Légende Maori de la création du Fiordland…

Dans la tradition Maori, le dieu Aoraki, explorant les mers à bord de son canoë (waka) fit naufrage sur un récif. Les occupants du canoë, Aoraki et ses frères, Raraki, Rakiroa et les autres furent transformés en pierre ; ce sont les plus hauts sommets des Alpes du Sud. Dans le côté émergé du Te Waka o Aoraki (le canoë d’Aoraki) le dieu Tū Te Rakiwhānoa,  avec sa hache magique, sculpta les fiords à l’extrémité Sud des Alpes néo-zélandaises.

il y a aussi une légende au sujet des « sand flies », ces minuscules insectes ont la réputation d’être la peste du Fiordland. Dans la tradition Maori, après que le dieu Tū Te Rakiwhānoa  eu créé le Fiordland, la déesse Hine-nui-te-po  trouva les paysages si beaux qu’elle créa les sand-flies pour éviter que les visiteurs ne veuillent jamais quitter le Fiordland… Il est vrai que leurs morsures sont douloureuses et qu’ils sont omniprésents, faisant même renoncer certains aux excursions à terre… Nous n’avons en fait pas été vraiment gênés par les sand flies, ils sont absents dès qu’il y a du vent et un bon produit répulsif d’insectes ainsi qu’un diffuseur automatique d’insecticide à bord et dans le cockpit résolvent ce problème !

Des cormorans « Australasian Gannets », curieux, nous rendent une petite visite intéressée…

Ce fiord comporte 2 bras de mer, Gold arm que nous explorerons en premier et Emelius arm. La nuit prochaine s’annonce ventée et  2 bouées nous attendent à Gold arm. Nous aurons des vents de 35 à 40 Noeuds et donc une nuit agitée.

Le lendemain matin, plein d’eau douce près de la plateforme d’hélicoptère ! Un tuyau capte l’eau d’une rivière juste à côté…

Et nous mettons le cap sur l’autre bras de mer, Emelius arm.

La pluie de la nuit a fait naître une multitude de cascades qui éclairent les flancs escarpés et sombres qui nous entourent.

Le mouillage tout au bout d’Emelius arm est l’estuaire de la rivière Irène que nous irons explorer en annexe. L’occasion de voir une « patrouille » de cygnes noirs.

Le lendemain, partie de pêche sur Nemo-Sumo le cata de Thierry.

En 2020, pendant les premières mesures de confinement, j’ai rencontré Thierry, un Français d’origine Néo-calédonienne marié à une Néo-zélandaise et propriétaire d’un catamaran à moteur de même taille que Cat’leya. Comme moi, ils se sont trouvés « bloqués » et nous avons commencé à faire quelques navigations ensemble… Je dois reconnaître qu’au début, j’étais un peu sceptique sur le « mariage » voile-moteur, mais rapidement je me suis rendu compte que nous avions la même envie de découverte et d’exploration… Thierry navigue généralement entre 8 et 9 nœuds et nous avons pu facilement croiser de concert. Après quelques mois passés ensemble autour de Great Barrier, des Mercury et de la Baie of islands le mariage était « consommé »… Nous nous sommes projetés vers des destinations plus lointaines et pourquoi pas le tour de la Nouvelle-Zélande avec pour point d’orgue le Fiordland.

Nous rejoignons l’entrée de Charles Sound, les oiseaux nous balisent de l’activité sous l’eau, des thons rouges chassent… Finalement en peu de temps nous pêchons des morue bleues, rouges, 2 thons rouges….

Au retour je rejoins Nemo-Sumo sur le mouillage d’Eleanor island.

Le lendemain nous quitterons Charles pour un autre fiord plus au sud…

 

Emelius

 

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