Mopelia : Traversée Tahiti – Nouvelle-Zélande (3)

Lors de notre arrêt à Maupiti, je savais que Mopelia n’était desservie par aucune liaison maritime. Mopelia est isolée de Maupiti, seul un cargo chargeant les récoltes de coprah vient tous les 8 mois environ prendre cargaison lorsque la récolte a atteint environ 40 tonnes ! Je suis donc allé demandé à la mairie si certaines familles voulaient qu’on livrent des paquets à Mopelia.
La veille de notre départ, 3 familles sont venues nous livrer des colis, bananes, riz, ferments (pour faire de la bière « locale »…), sucre, batterie, etc… pour leurs parents installés à Mopelia.

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A notre arrivée à Mopelia, l’iridium mis à la disposition des habitants avait fait son œuvre et nous étions attendus… Durant tout notre séjour, nous serons remerciés, invitation à diner ou déjeuner, cadeau de poisson, de crabe de cocotier, de pain coco, de langoustes, etc… et de beaucoup de gentillesse ; l’accueil et la convivialité polynésiennes !
Mais avant cela, il faut entrer à Mopelia et la passe de Mopelia est particulièrement étroite ; Comme c’est la seule passe de l’atoll le courant y est quasiment toujours sortant avec une grosse intensité ! En tout cas, elle nous a paru bien plus dangereuse que celle de Maupiti…

Un long motu occupe toute la côte Nord-Est de l’atoll. C’est là que les locaux cultivent le coprah. L’atoll appartient à la commune de Maupiti qui délègue la gestion des terres à la coopérative de Mopelia ; ainsi les terres sont distribuées à la demande et la coopérative met à la disposition de ses membres des services et des matériels (téléphone, tracteur et remorque, etc…) Le président de la coopérative évalue régulièrement le stock des récoltes afin de commander le cargo quand le quota de 40 tonnes est atteint. 25 habitants sont installés sur l’atoll, tous originaires de Maupiti mais les enfants restent à Maupiti car ici pas d’école, pas d’infirmerie non plus, aucun service ou commerce. On comprend mieux le rôle si important des voiliers qui assurent l’essentiel des livraisons vitales pour la population. La vie y est difficile, seul Marcello a un frigo et un congélateur, quelques panneaux solaires assurent l’éclairage. La « bière » y est faite localement à partir de sucre et de ferments, la nourriture doit être consommée immédiatement…


Mais la nature y est restée sauvage et les ressources bien gérées. On y trouve des crabes de cocotiers (les fameux caveous), des langoustes, les poissons sont tous comestibles, pas de ciguatera ici, et même si certains peuvent être choqués, on y mange de la tortue, seule source de viande…
Et pourtant les repas auxquels nous serons invités seront parfaitement cuisinés, langoustes grillées, caveous sauce coco, bénitiers en sauce, poisson cru, accompagnent de riz et d’uru, etc…

Nous participerons également à une pêche au fusil harpon dans la passe au milieu des requins, j’avoue ne pas avoir été rassuré quand l’un des pêcheurs a tiré sur une femelle requin qui devenait un peu « collante » et que celle-ci s’en est pris au fusil du harponneur puis au mien…
A vous tous, Tehiaroa , Marcello, Harry, etc… et à vos familles, quelle tristesse de vous quitter et quel bonheur ces quelques jours nous ont apporté !

Maupiti : Traversée Tahiti – Nouvelle-Zélande (2)

Avant le meilleur, le pire…
A Bora-Bora les voiliers ne sont pas toujours les bienvenus, c’est du moins le sentiment partagé par les voiliers de passage… Nous serions même, selon certains, la cause de la chute de fréquentation des grands hôtels… A moins que la concurrence indonésienne, Bali en particulier offre un meilleur rapport qualité-prix ?
Toujours est-il que la commune de Bora-Bora a décidé de quasiment bannir les voiliers de son lagon en restreignant le mouillage des voiliers sur 2 zones seulement… Alors que les « voileux » recherchent plutôt une certaine liberté dans des mouillages isolés…
A notre arrivée depuis Tahaa, nous mouillons près de la gendarmerie au village afin d’aller faire notre formalité de sortie de Polynésie, nous remarquons vaguement une femme nous faire des grands gestes en criant… Quelques temps plus tard un bateau arrive en nous disant qu’il ne faut pas rester là car nous « cachons la vue à la dame »… et que sinon « l’armada va arriver et nous casser la figure ainsi que le bateau », ça c’est un accueil que je n’avais jamais encore eu en Polynésie ! Dès le repas terminé, nous déménageons donc dans une zone éloignée où sont mouillés d’autres voiliers… Et revoici le même bateau qui en gros nous dit de dégager à nouveau « Excusez-moi, je ne vous ai pas montré la carte de mouillage, vous êtes dans une zone interdite et si vous restez c’est amende… De toute façon bientôt le mouillage sur ancre va être interdit à Bora » nous dit-il. Le capitaine commence à voir rouge… d’autant qu’en Juillet le catamaran « Archer » a fait les frais de cette nouvelle politique, la bouée installée par la mairie a cédé et le bateau a eu de sérieux dégât… mais nous irons mouiller sur ancre un peu plus loin.
Heureusement pour nous la nouvelle règlementation n’est manifestement pas mis en totale application, une fois les formalités faites nous irons retrouver l’un de mes sites préférés, près du motu Faraone pour le week-end avant de partir pour Maupiti.
Maupiti, c’est le petit joyau des îles sous le Vent, un petit Bora-Bora sans les touristes et avec de vrais polynésiens accueillants envers les visiteurs. Seul bémol, la passe y est réputée dangereuse, voire très dangereuse lorsque la houle de sud vient déferler sur la passe et que le vent est fort… C’est en tout cas ce que l’on peut lire dans des livres écrits pas certains tourmondistes…
Sur CAT’LEYA nous ne sommes pas téméraire, nous attendons donc une journée avec un vent et une houle faibles.


C’est ainsi que nous nous présentons à la passe à l’étale de basse mer, avec une houle de 1.90m et un vent de 12 Nœuds, les conditions idéales, et l’entrée se déroule à merveille !


A l’intérieur de l’atoll, le tour de Maupiti à pied nous permet de découvrir un environnement magnifique.

…Un avant-goût de la montée au sommet de Maupiti qui restera gravée comme un moment fort de mon passage en Polynésie.

Et ce soir, tupas à la mayonnaise !

Traversée Tahiti – Nouvelle-Zélande (1)

3 ans ont passé depuis le départ de la Rochelle et plus d’une année depuis l’atterrissage dans la Baie des vierges de Fatu Hiva, il est temps de partir vers l’Ouest…
Îles sous le Vent, Suwarrow, Samoa, Tonga et Nouvelle-Zélande, tel est le parcours prévu si la météo nous y autorise et en particulier si la SPCZ (South Pacific Convergence Zone alias Zone de convergence du Pacifique sud) ne vient nous barrer la route sur ce trajet Nord…
Ce phénomène météo est créé par l’opposition de 2 masses d’air, l’une entraînée par les vents d’Est dominants et l’autre lorsqu’une dépression bien Sud envoie de l’air entre 2 anticyclones plus Nord qui eux se déplacent vers l’Est, d’où le terme de convergence… On y se trouve alors dans une zone très instable, orages, vents faibles, rafales violentes, etc… autrement dit dans un endroit où l’on aimerait pas être… Et je passe sur l’effet El Niño qui selon les années déplace cette zone plus vers le Nord (ce qui n’arrange pas nos affaires…). Bref, comme toujours, ceci n’est que notre programme et adviendra ce que météo voudra !
1er Août, avitaillement terminé, CAT’LEYA propre comme un sou neuf, équipage briefé (au 2/3…), réservoirs pleins, nous quittons la marina Taïna pour Moorea, les équipiers vont enfin découvrir CAT’LEYA sous voile, le vent est de la partie 20-25 kts de Nord-Est, conditions idéales pour mesurer le potentiel du cata… Atterrissage Opunohu.

Les prévisions météo annoncent de la « pétole » pour les jours suivants après un épisode humide et très venté sur Tahiti, une bonne fenêtre pour rallier Raiatea, prochaine escale. Nous décollons de nuit par un vent modéré, mais une fois plus au large de Moorea, 15Nds molissant et une mer moyennement agitée vont nous assurer une belle navigation jusqu’à l’arrivée. L’occasion, enfin, de pratiquer la passe Nao Nao, au sud-ouest de Raiatea, une petite passe avec une marche à 5.50 mètres où il ne fait pas bon s’aventurer par houle de Sud, mais aujourd’hui, peu de houle et le vent a tourné Nord-Est…


La remontée de la côte Est de Raiatea nous offre un beau paysage alors que nous croisons plusieurs fermes perlières.

Après un stop au village, nous voici à Tahaa.

Mouillage au Jardin de Corail.

A suivre …
PS : pour ceux qui voudraient approfondir la météo dans le Pacifique sud-Ouest, je vous renvoie à l’article paru dans la revue Latitude 38 « JimCorenman-SouthPacificLetters » ainsi que le site de Bob Mac Davitt « MetBob ».

De passage à MOOREA

Nous voici avec Célia à Moorea avant de rentrer sur Papeete, en fait la descente des Tuamotus a été plutôt rapide et Moorea nous donnait un angle à la houle plus confortable…
Nous rejoignons notre mouillage préféré à l’entrée de la baie d’Opunohu…


…l’occasion d’aller randonner au col des 3 cocotiers.

Et voici la première vidéo réalisée avec le nouveau MAVIC 2 Pro…

Nuku Hiva la plus belle des Marquises

De retour a Nuku Hiva CAT’LEYA ira mouiller l’ancre dans la baie d’Hanaho et la baie de Taioa.

Après Ua Huka, Anaho, baie ouverte vers le Nord et très protégée, est un havre parfait pour récupérer et faire des randonnées vers les baies voisine d’Hatiheu et d’Haataiea.


L’occasion aussi d’aller diner chez David puis chez Yvonne dans la baie voisine.
C’est toujours un plaisir de marcher dans ces chemins à l’ombre des manguiers, des cocotiers et autres pandanus, près de la côte et entourés de reliefs abrupts et sauvages. L’occasion aussi de récolter des mangues ou se faire offrir des pamplemousses…
Taioa est au Sud Ouest, la baie s’ouvre sur une vallée paradisiaque plantée de nombreuses espèces de citrus, manguiers et bananiers et agrémentée d’arbustes à fleurs entretenus comme des jardins anglais.

La randonnée chemine en sous-bois , traverse une rivière ou virevoltent les chevrettes (écrevisses locales) et atteint enfin dans un labyrinthe de rocs une chute vertigineuse ou il fait bon se baigner tant l’eau y est rafraichissante.

Au retour déjeuner chez Monette et Matthias, tout un ensemble plats chauds ou froids, poisson cru bien sur, viande au lait de coco, manioc, préparation a base de fruit à pain, etc… juste de quoi annihiler la perte de calories de la randonnée…

Avant de quitter les Marquises, nous irons à la redécouverte de Ua Pou, y retrouver Manfred, le chocolatier de la baie d’Hakahetau, et faire de nouvelles rencontres Ti Pierro, l’ex de la Marine Nationale qui tient un restaurant à Hakamaii…

De Tahuata à Ua Huka

Après une brève escale à Hiva Oa pour les formalités administratives, nous reprenons la mer pour quelques miles seulement vers Tahuata, la petite sœur d’Hiva Oa.
La baie d’Hanamoenoa et sa belle plage d sable blanc nous y accueille mais sans Steven cette année…Le temps de se faire un nouveau bateau copain, Mupi, et de repartir pour Ua Huka, iles des Marquises que nous ne connaissons pas.


Ua Huka, c’est l’ile aux chevaux « sauvages » dans laquelle les marquisiens viennent chercher les chevaux qu’ils utilisent régulièrement pour se déplacer ou porter les charges de leur exploitation.

3 baies ouvertes au Sud s’offrent aux voiliers, malheureusement une boule de Sud rend les débarquements dangereux pour les annexes et malgré nos 3 mouillage la terre n’est accessible qu’à la nage… le mouillage au Sud Ouest est pourtant très beau avec l’ile aux oiseaux en avant-garde et une très belle vallée luxuriante inhabitée lors de notre visite si ce n’est par des troupeaux de cochons sauvages et de chèvres.

Retour aux Marquises : CAT’LEYA boucle la boucle en Polynésie

Sur Mangaréva, la plus grosse dépression de la saison, pointes à 50 nœuds, tirait à la fin ; une haute pression installée sur le Nord Est laissait présager un grand trou d’air entre les Gambier et les Marquises…
Il était temps de mettre les voiles pour profiter encore du secteur Ouest et éviter ainsi des jours de moteur.
Et effectivement après une bonne journée le vent baissa, la mer était belle, Cat’leya troqua sa GV pour une alternance moteur bâbord, moteur tribord.
Tout se déroula comme prévu par le routage calculé avant le départ, peu à peu le vent revint, 10 nœuds de travers, mer belle, et plus de 200 miles en 24 heures.
Déjà les images des Marquises trottaient dans ma tête, montagnes sauvages et abruptes, baies taillées dans le roc enjolivées par quelques cocotiers, et une lumière éblouissante au coucher du soleil.
45 miles avant l’arrivée, Fatu Hiva apparut tout au loin à l’horizon, déjà une masse imposante sortie de nulle part, puis plus tard Hiva Oa et Tahouata sa petite sœur à l’ouest.
Je choisis le mouillage d’Omoa, a quelques miles à l’est de la Baie des vierges, il était tard et arriver de nuit dans la baie d’Hanavave n’était pas une option à reproduire.

L’année dernière en arrivée de transpacifique, trois voiliers alignés dont seul le dernier avait son feu de mouillage et son AIS allumés m’avaient vite réveillé de la torpeur de la traversée…


Situé dans une vallée assez large, Omoa ne produit pas cette impression de vertige que l’on ressent à Hanavave, enclavée dans un cirque que semblent protéger ses pitons volcaniques. Omoa c’est un retour en douceur, pamplemousses et mangues, promenade parmi les arbres fruitiers près de la rivière, accueil chaleureux des Marquisiens, mais toujours au loin comme un rappel à l’ordre, ces montagnes déchiquetées qui défient le soleil et la mer.
Mais on ne saurait résister à l’appel de la Baie des vierges et quelques jours plus tard nous bouclons la boucle, presqu’un an jour pour jour, nous jetons l’ancre à Hanavave…

Temoe, sur la route de Pitcairn

Sur la route de Pitcairn, l’atoll Temoe est à une trentaine de miles de Mangareva dans les Gambier.
Pas de passe, Temoe est un petit atoll de 6 km de long avec quelques motus. Les Mangaréviens vous diront que l’on y envoyait les indésirables et que leurs ancêtres considéraient l’atoll comme une sorte de « garde-manger »…
Lorsque les premiers missionnaires arrivèrent, tous les habitants de Temoe furent rapatriés aux Gambier, et rien ne fut détruit de sorte qu’aujourd’hui il y subsiste des vestiges d’habitation et un beau marae.
Temoe, aujourd’hui inhabité et inexploité (le transport du coprah couterait trop cher) constitue un refuge pour les oiseaux et ses eaux vantées très poissonneuses aussi bien à l’intérieur du lagon qu’à l’extérieur.
La météo des prochains jours annonce du Nord, des conditions idéales pour Temoe, nous lançons une expédition sur CAT’LEYA avec plusieurs voileux de bateaux copains de Taravai et un couple de polynésiens qui connaissent le coin. La pêche à la langouste est encore autorisée en cette saison, et de plus sur le trajet aller-retour les lignes de traîne devraient siffler…
Départ de Taravai au lever du jour, le vent du Nord est bien là, faible mais plein travers, CAT’LEYA file à 7 kts. Les traînes sont mises à l’eau. Quelques minutes plus tard de jeunes fous de plus en plus nombreux viennent tourner autour des leurres, l « ’exciteur » de Jean les intéressent particulièrement… Et bien entendu, le plus téméraire finit par se jeter sur un leurre…. Séance SAMU à bord il faut décrocher l’hameçon du fou… En fait les fous adultes n’apprennent pas à pêcher aux petits, de nombreux jeunes oiseaux meurent de faim, d’où leur voracité à se jeter sur les leurres de pêche…
Puis nous auront la séquence « poids lourd » avec une touche sur un gros marlin, nous enroulons le génois pour ralentir le bateau, 700 m de bobine dévidé… le moulinet Penn qui s’affole et hurle par à coups… et le fil en dyneema qui finit par rendre les armes et casser…
Nous nous en sortirons tout de même avec un petit thon.


Après quelques heures de navigation Temoe est en vue, la houle de Sud-Ouest nous invite à trouver un mouillage sur le côte Nord-Est. Après une rapide exploration de la côte nous mouillons par 20 m près du platier, la mer est calme, le vent faible, tous les feux sont au vert pour passer une nuit confortable !

Avant cela, reconnaissance à terre, la marée est haute, il faut quand même passer les vagues qui cassent à l’entrée du platier et atterrir… Notre ami de Taravai observe les vagues et me donne le top, gaz pour rester juste derrière le sommet d’une vague qui va nous « porter » sur le platier… Je me demande bien comment nous allons faire dans l’autre sens…

Sur le motu, au Nord-est vestiges d’un marae de belle taille, de l’autre coté accès, au lagon intérieur. Sur le motu, seules les traces des bernard l’hermite dessinent des arabesques sur le sable.

C’est l’heure de rentrer à bord pour se préparer pour la pêche de la nuit… Nous trouvons un trou dans le platier avec plus d’eau et poussons l’annexe à quelques mètres du tombant, gaz et c’est parti nous sommes dehors…

Ce soir, c’est la nouvelle lune, nous sortons à marée descendante par la petite « passe » que nous avions repérée, le niveau de l’eau a déjà bien baissé sur le platier. Nous faisons 2 groupes et partons en sens inverse sur le motu pour être sur le platier à la bonne heure armés de nos lampes-torche.
C’est une première pour moi, il me faudra un peu de temps pour repérer les petits reflets rouges qu’émettent les yeux des langoustes et plus encore pour être suffisamment rapide et attraper ces petites bêtes qui s’avèrent fort rapide dans leur déplacement… Finalement l’expédition est un succès avec en plus des crabes toï toï et point point.
Reste à ramener le fruit de notre pêche à bord… La marée est basse, il faut traîner l’annexe et utiliser les vagues pour gagner mètre par mètre le bord du platier… Mais là c’est coton, les vagues, pourtant de petite taille déferlent et s’avèrent fort puissante face à notre annexe qui fait pourtant son 3 mètre 80… pas question de descendre le hors-bord, il n’y a pas d’eau… Il faut avancer, positionner le dinghy dans le trou que nous avions repéré, le maintenir face aux vagues, écoper puis recommencer, quelqu’un tombe dans le trou et s’agrippe à l’annexe, plus de peur que de mal, au nouveau signal, gaz… ça y est nous sommes en eau profonde… A posteriori, c’était vraiment « chaud »… mais l’expérience en valait la peine, première pêche à la langouste de nuit et un beau butin à l’arrivée !

Le lendemain, nous décidons de rentrer via le banc Portland et d’aller y faire une plongée bouteille… Les fonds ne seront pas très intéressants, probablement que la houle de Sud balaie toute vie coralienne qui tente de s’y installer et c’est surtout du sable que nous y verrons.
A 22h30, nous rentrons aux Gambier par la passe Sud-Ouest suivant scrupuleusement la trace du matin jusqu’au mouillage de Taravai. Belles journées !

un Catamaran autour d'un monde bleu

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