Retour aux Marquises : CAT’LEYA boucle la boucle en Polynésie

Sur Mangaréva, la plus grosse dépression de la saison, pointes à 50 nœuds, tirait à la fin ; une haute pression installée sur le Nord Est laissait présager un grand trou d’air entre les Gambier et les Marquises…
Il était temps de mettre les voiles pour profiter encore du secteur Ouest et éviter ainsi des jours de moteur.
Et effectivement après une bonne journée le vent baissa, la mer était belle, Cat’leya troqua sa GV pour une alternance moteur bâbord, moteur tribord.
Tout se déroula comme prévu par le routage calculé avant le départ, peu à peu le vent revint, 10 nœuds de travers, mer belle, et plus de 200 miles en 24 heures.
Déjà les images des Marquises trottaient dans ma tête, montagnes sauvages et abruptes, baies taillées dans le roc enjolivées par quelques cocotiers, et une lumière éblouissante au coucher du soleil.
45 miles avant l’arrivée, Fatu Hiva apparut tout au loin à l’horizon, déjà une masse imposante sortie de nulle part, puis plus tard Hiva Oa et Tahouata sa petite sœur à l’ouest.
Je choisis le mouillage d’Omoa, a quelques miles à l’est de la Baie des vierges, il était tard et arriver de nuit dans la baie d’Hanavave n’était pas une option à reproduire.

L’année dernière en arrivée de transpacifique, trois voiliers alignés dont seul le dernier avait son feu de mouillage et son AIS allumés m’avaient vite réveillé de la torpeur de la traversée…


Situé dans une vallée assez large, Omoa ne produit pas cette impression de vertige que l’on ressent à Hanavave, enclavée dans un cirque que semblent protéger ses pitons volcaniques. Omoa c’est un retour en douceur, pamplemousses et mangues, promenade parmi les arbres fruitiers près de la rivière, accueil chaleureux des Marquisiens, mais toujours au loin comme un rappel à l’ordre, ces montagnes déchiquetées qui défient le soleil et la mer.
Mais on ne saurait résister à l’appel de la Baie des vierges et quelques jours plus tard nous bouclons la boucle, presqu’un an jour pour jour, nous jetons l’ancre à Hanavave…

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