Baltimore

Après St Michael’s, nous prenons la « Bay » pour Annapolis où CAT’LEYA va passer un gros mois à la marina Pier 7. De là nous irons explorer Baltimore puis Washington.

Baltimore qui a  longtemps été une « ville rouge » aux Etats-Unis s’est rénovée depuis quelques années et peaufine son image de ville branchée.

Le site est très agréable en bordure de la Chesapeake Bay et très animé.

St Michael’s, le Golfe du Morbihan américain

Nous nous remontons au Nord passons le phare de Cove Point puis empruntons la Miles River, l’entrée vers St Michael’s.

Le phare de Cove Point
Le phare de Cove Point

Le paysage et la topographie de la la Miles River me rappellent le Golfe du Morbihan et notre escapade avec notre premier catamaran. Le long des berges, encore de belles maisons dont les pelouses viennent caresser l’eau. Après de nombreux méandres (que nous pourrons régulièrement couper grâce au Forward Scan de CAT’LEYA…) nous apercevons St Michael’s. et mouillerons à l’entrée du village.

Le site est magnifique, et le village valait le détour, nous passerons un après -midi dans le musée maritime qui présente les métiers de la mer et en particulier la pêche des crabes bleus et des huitres, longtemps ressource principale de St Michael’s.

Ici les huitres n’étaient pas cultivées mais tout simplement ramassées au fond à l’aide de sorte de râteaux tirés par les voiliers de pêche.

Cette richesse a fait de St Michael’s un grand port où de nombreux chantiers bâtissaient des bateaux de travail notamment les Skipjack. Aujourd’hui ces bateaux restaurés régatent parfois dans la Miles River.

Dans le ciel des aigles pêcheurs spiralent à la recherche de proies.

Le soir nous irons enfin déguster les crabes bleus préparés à la vapeur avec une sauce très piquante et une bière locale.

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La côte sauvage de la Chesapeake Bay : Tangier island

Après notre séjour dans le berceau de l’indépendance des États-Unis, nous abandonnons la « civilisation » pour aller explorer la côte Est de La Cheaspeake Bay, a priori beaucoup plus sauvage, et tout d’abord Tangier Island.

C’est une toute petite ville qui vit encore quasi exclusivement de la pêche, et en particulier de la pêche au crabe bleu…

Le vent est Sud-Est, nous allons donc mouiller par 4 mètres d’eau côté village à 200 mètres de la rive et à l’opposé du mouillage habituel Cod Harbor.

Nous amarrons l’annexe à ce qui ressemble à une marina aux pontons quelque peu décatis et un homme âgé nous interpelle; il nous informe que des orages sont prévus du Nord Ouest, qu’ici cela monte vite à 45 noeuds, et que par conséquent il vaudrait mieux prendre une place au quai… Après une longue discussion au cours de laquelle je m’entendrai dire que nous européens ne savons pas ce que c’est qu’un orage ni 40 noeuds… il nous laisse finalement partir tout en demandant au copain de Célia de tenter de me convaincre. Nous allons dîner et verrons dans un petit moment.

Nous allons tout d’abord faire quelques pas dans le village. Même le téléphone portable ne passe ici… Il s’agit réellement d’une communauté dont les membres ont un accent incompréhensible pour nous… Et partout des drapeaux pro-Trump !

Alors que nous finissons nos « crab cake », revoilà notre ami qui vient nous chercher… Vu l’état de ses pontons, je décide par sécurité de changer de mouillage et de jeter l’ancre à Cod Harbor abritée du Nord-Ouest… mais pas de la houle du vent de Sud-Est.

Vers 0H30, à peine endormi, je suis réveillé par une sirène de bateau tout proche…  Je me lève et aperçois un bateau à moteur qui nous arrive par tribord arrière tous feux et projecteurs allumés… Ce sont les Coasts Guards à quelques mètres de nous :

« Do you have en EPIRB ? Is it on ? »

Je leur répond qu’elle est dans sa boite…

« What ‘s the name of your boat ? Yellow bird ? »non, a priori CAT’LEYA n’a pas eu de nouvelle peinture, mon AIS est en marche donc le nom du bateau et sa position bien visibles….

« Sorry for that Sir »

Fin de l’épisode Tangier Island… Le lendemain nous quittons ce mouillage maudit pour la Patuxtent River et Solomon island, prochaine étape avant de revenir sur la côte Est à Saint Michael’s.

Le triangle historique : Yorktown – Williamsburg – Jamestown

Après Norfolk, nous mettons les voiles vers le centre historique de l’indépendance américaine : Yorktown – Williamsburg – Jamestown, hauts lieux des combats qui ont finalement vu la défaite des anglais et la proclamation de l’indépendance américaine.

A Yorktown, les américains émancipés connurent leur première victoire et le ralliement des français qui ont vu en leur nouvel allié une opportunité de battre enfin la suprématie de l’Angleterre dans les mers caraïbes et américaines…

Nous remontons la York River jusqu’à Yorktown pour amarrer CAT’LEYA devant le pont. Yorktown, où l’Hermione a fait escale en 2015, est un lieu vénéré par les américains qui ont enfin ici défait les anglais grâce au blocage par la flotte française des renforts anglais à l’entrée de la Chesapeake Bay.

De là nous irons à Williamsburg où un parc, initié par la fondation Rockfeller, reconstitue la ville de l’époque.

Les américains ont finalement bien peu de lieux d’histoire mais il faut leur reconnaître une capacité à les mettre en valeur et à en tirer une source de business assez incroyable…

Ceci étant, ce parc historique est bien fait et constitue, pour nous français, une source incroyable de compréhension de la naissance des Etats-Unis, dans laquelle nous avons de plus joué un rôle essentiel (même si nous avons perdu la dernière bataille; celle de la langue…)

Chesapeake Bay : de Cap Canaveral à Norfolk

Après 5 jours d’attente à Cap Canaveral, la succession de dépressions semble enfin se calmer… Nous avons une fenêtre météo de 3 jours pour rejoindre notre prochaine destination. Grâce au Gulf Stream que nous exploitons au mieux nous naviguons régulièrement au-dessus des 10 nœuds avec 1 ris dans la GV et un vent plutôt léger pour la voilure et ce, jusqu’à proximité du Cap Hateras. Compte-tenu de sa réputation, nous avions prévu un mouillage de « secours » à Beaufort mais jusque là tout va bien, on peut donc continuer !

Les fichiers Gribs prévoient que le vent tourne à l’Est et forcisse, effectivement ça monte, et nous prenons 2 ris en prévision… Malheureusement, le vent sera plutôt bien Nord-Est et lève une houle assez forte. Cap Hateras tu es bien fidèle à ta réputation… Cette nuit sera la plus,mauvaise navigation depuis notre départ de La Rochelle ! Je serai souvent à la barre pour éviter à  CAT’LEYA de taper dans les vagues, de nuit, à mi-chemin la côte s’incurve légèrement vers l’Ouest et facilite ainsi le passage du catamaran dans la mer. Il nous aura quand même fallu près de 20 heures dans ces conditions difficiles pour arriver. Derrière Eclektic, un monocoque que j’avais contacté par radio et Fine Tuna, un bateau de pêche sportive ont fait demi-tour…

A l’entrée de la baie nous entrons dans le chenal jusqu’à ce qu’une sirène hurle derrière CAT’LEYA, il s’agit de l’USS72 aircraft carrier… contacté par radio ils me demandent de libérer immédiatement le chenal pour leur laisser le passage, ce que je fais sans protester bien entendu… Nous apercevrons ainsi 5 porte-avions dans ce qui est l’une des plus grandes bases navales du monde, Norfolk.

Mouillage à Mill Creek près du Fort Monroe transformé en lotissement résidentiel où sont logées de belles villas américaines à la pelouse entretenue au cordeau sans limite de propriété comme il est d’usage ici. Le lendemain soir restau et dégustation de crabes de Norfolk, bon choix !

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Après un repos bien mérité nous déménageons pour Norfolk plus précisément Hospital Point entre Norfolk et Porstmouth, en plein  centre ville sur la Elisabeth river où le trafic ne nous gênera absolument pas.

Norfolk est une ville assez petite, quelques « gratte-ciels » de nombreux monuments à la gloire des soldats américains et l’un d’entre eux en la mémoire de Mac Arthur.

Le symbole de Norfolk est la sirène et nous en verrons partout !

Sur l’autre rive, Porstmouth est une ville quasi exclusivement résidentielle, les plus belles villas sont en bord de mer.

la Space Coast : Orlando

Les USA sont tout proches des îles du Nord des Bahamas en particulier si l’on souhaite atterrir vers Fort Lauderdale, nous avons décidé de monter jusqu’à Orlando, afin de visiter Cap Canaveral, ce sera notre seul arrêt avant de rejoindre la Chesapeake Bay.

Première clearance aux USA, en fait grâce à mon arrêt à Porto Rico où j’ai pu obtenir ma « cruising licence », un simple coup de téléphone au « CBP » (Customs and Border Program) et c’est fini !

Par contre l’entrée dans le chenal vers Orlando, s’avère problématique, un câble à 24 mètres nous interdit d’accéder au mouillage convoité… Nous sommes finalement à quai dans une marina en attendant les conditions météo adéquates pour monter… Difficile d’ailleurs la météo, d’autant qu’il y a le fameux Cap Hateras à passer… avant de rejoindre l’entrée de la Cheasapeake Bay.

Mais nous allons profiter de ces quelques jours pour faire un peu de tourisme et tout d’abord de Centre spatial J.F. Kennedy.

C’est toute l’histoire de la conquête spatiale américaine que l’on retrouve ici et bien sûr l’épopée Saturne – Apollo et la Navette Spatiale, Discovery, en vraie grandeur ! C’est vraiment un moment magique pour moi d’autant que je me souviens de mon début de carrière et des espoirs que nous, mettions dans le projet européen (je devrais dire français…) Hermès.

Il y a même un simulateur de décollage dans la navette… (cela ne vaut pas certaines attractions DisneyLand mais c’est soi-disant assez réaliste, en tout cas en ce qui concerne les phases de lancement).

Nous irons également découvrir Orlando, dont le centre, mélangeant gratte-ciels et bâtiments anciens s’avère très agréable notamment grâce aux espaces verts aménagés autour des nombreux lacs de la ville.

L’occasion aussi de choisir un nouvel « équipier »…

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… un petit fukien tea bonsai !

Après 5 jours d’escale, se dessine enfin une fenêtre météo correcte, près de 600 miles à parcourir dont ce fameux Cap Hateras mais aussi le Gulf Stream qui devrait nous donner des ailes…

CAT’LEYA aux Bahamas

Pendant mes 15 jours en France, CAT’LEYA se refaisait une beauté en Martinique pour différentes réparations et opérations de maintenance. Je dois maintenant rejoindre MANJARO aux Bahamas avant d’entamer notre montée vers les USA.

Une petite halte aux Saintes puis Saint Barth où je retrouverai Guillaume, Caro et Hugo, et enfin Porto Rico avant quelques jours de navigation vers les Bahamas. Là je m’arrête faire la clearance à Cat Island dans un mouillage « photogénique » où je rencontre un couple américain avec lesquels je partagerais quelques informations pour la suite du voyage.

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Et enfin, arrivée aux Berry’s et jonction avec MANJARO. Un mouillage idyllique et tranquille où nous partagerons pendant quelques jours le bonheur de se retrouver .

C’est ma première halte depuis début Avril, ça fait vraiment du bien…

 

CAT’LEYA dans Multicoques Magazine

L’=E9pisode ARC+ e=
st racont=E9 sur 6 pages dans Multicoques Magazine avec les trucs, astuces =
et d=E9tails de pr=E9paration parall=E8lement aux diff=E9rents =E9pisodes d=
e la travers=E9e.

Si vous n’avez pas ach=
et=E9 la revue voici un lien de t=E9l=E9chargement de l’article :

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Croisiere_MM182-FR.pdf

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L’absence de virus dans ce courrier =E9lectronique a =E9t=E9 v=E9rifi=
=E9e par le logiciel antivirus Avast.

www.avast.=
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un Catamaran autour d'un monde bleu

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