Melbourne

25 miles  séparent l’entrée dans la baie de Philipp de la ville de Melbourne. Melbourne et Sydney sont les 2 villes avec la plus importante population d’Australie, environ 5 millions. Ici la météo est très capricieuse, on peut y subir « les 4 saisons en une seule journée ».

Le Royal Yacht Club de Victoria nous propose une place amarré au ponton extérieur ce qui sera une bonne base pour découvrir la ville. L’accueil y sera particulièrement chaleureux.

Je pourrai même participer à une régate du club sur un monocoque plus très jeune mais très efficace, notamment au portant, Executive decision, de William Sheers un plan Adams qui concourt en class 10 et qui, une fois de plus, gagnera cette course.

Le diner suivant la course sera l’occasion de rencontrer Allan, le père de Will et Tim, tous deux marins très expérimentés qui nous transmettrons des informations intéressantes pour la suite de notre voyage. 

 

Melbourne CBD (Central Business District) ressemble à Sydney avec ses gratte-ciels de verre.

La ville est le site de nombreuses universités, certains étudiants y pratiquent l’aviron, comme à Oxford et Cambridge.

Melbourne est aussi connue pour le « Street Art » et nous prendrons un guide, un jeune peintre de Street Art, pour visiter la ville.

Ici, comme ailleurs, les peintures de rue sont interdites, et même si les juges sont particulièrement cléments car elles font partie de l’ADN de la ville et attirent de nombreux touristes, une convocation devant la justice est toujours à prendre avec sérieux. L’œuvre ci-après est un auto-portrait dans lequel le peintre se prépare à passer en justice…

Celle-ci a été réalisée avec des extincteurs remplis de peinture….

Voici quelques-unes de ces œuvres d’art, la plupart concentrées dans de petites ruelles du centre ville.

(pour les amateurs de Street Art, voici le lien sur Papeete)

Malgré tout, les autorités ne favorisent pas cette expression et des QR codes sont apposées un peu partout…

 

La météo annonce une fenêtre météo favorable pour traverser le détroit de Bass vers la Tasmanie et nous décidons de mouiller à Sorrento près de l’entrée de la baie.

En route pour le détroit de Bass et Melbourne

Nous levons l’ancre de bonne heure ce matin pour un navigation de 80 miles, destination Jervi’s Bay. Le vent est enfin passé est nord-est et nous devrions arriver à bon port en fin d’après midi.

Cette baie est magnifique, elle abrite, dans le sud-ouest, un parc national aux eaux turquoises que fréquentent les dauphins. 

Un chemin de randonnée longe la cote et nous amène au « hole in the wall » (trou dans le mur).

 

123 miles nous séparent de notre prochaine destination, Eden, un port naturel à le frontière sud de l’état de Nouvelles-Galles du sud, autrefois fréquenté par les baleiniers.

Ensuite, c’est l’état de Victoria et le détroit de Bass, là où voiliers et marins ont payé de leur vie lors d’épisodes de mauvais temps dans la course Sydney-Hobbart. En coisière, nous choisissons notre météo et bien entendu les bonnes conditions de navigation… La cote est bordée de falaises que surplombent les phares, en mer nous rencontrons des groupes de dauphins de plusieurs centaines d’individus qui viennent jouer devant les étraves de Cat’leya et même une baleine pilote qui nous évite au dernier moment…

Le vent d’est est modéré, et notre premier contact avec  le détroit de Bass est plutôt accueillant. Nous  retrouvons ces gros rochers granitiques totalement chauves déjà vus a Stewart Island.

Nous atterrissons à port Franklin, au nord de Wilson’s Promontary, pour la nuit avant de nous diriger vers Refuge Cove.

Plusieurs voiliers sont au mouillage attendant les conditions favorables pour traverser le détroit de Bass vers la cote Est de la Tasmanie.

Nous avons choisi de faire le tour de la Tasmanie cote Ouest et nous partirons donc de Melbourne.

Vers Melbourne, la cote est plus basse, nous atteignons bientôt l’entrée de la baie Port Philipp. Alors que la mer est calme la houle de sud forme de grosses vagues et nous revenons gentiment dans le chenal plus profond pour éviter de se faire embarquer… Quelques heures plus tard nous mouillons dans la baie avant de rejoindre le Royal Yacht Club de Victoria où nous attend une place, amarré au ponton extérieur. Bonjour Melbourne !

Sydney Harbour

En quittant la Gold Coast, nous appareillons pour Broken Bay, une sorte de Golfe Du Morbihan à l’australienne, au Nord de Sydney, constitué d’une multitude de méandres de rivières.  Nous rentrons dans Cowan Creek et mouillons à Refuge Bay. Les abords sont peuplés d’eucalyptus et l’endroit est très sauvage et  calme.

Le lendemain, quelques heures de navigation nous amènent à l’entrée de Sydney Harbour,  toujours impressionnante en venant du Nord avec de hautes falaises. C’est d’ici que part la fameuse course Sydney-Hobbart. Nous aussi nous serons à Hobbart dans quelques temps mais pas en 2 jours !

Sydney Harbour est un lieu fantastique pour la voile, toujours protégé de la forte houle du large et lieu d’organisation de très nombreuses régates.Le chenal est balisé par les fameux « wedding cakes », des feux en forme de gâteaux de mariage.

Les mouillages sont autorisées dans la plupart des baies et des bouées gratuites y sont même installées. A tant qu’à faire, nous choisissons la baie jouxtant l’opéra de Sydney et le jardin botanique !

Le soir les lumières de la ville de l’illumination de l’opéra nous offre un spectacle différent.

2 jours plus tard, nous allons sur l’autre rive qui nous offre aussi un panorama sur le « CBD », le centre ville de Sydney.

Enfin une fenêtre météo qui nous permettra de descendre vers le Sud et Melbourne avant la traversée du détroit de Bass vers la Tasmanie. Nous changeons de mouillage pour nous rapprocher de la sortie de Sydney Harbour, Rose Bay et ses hydravions… qui frôlent la tête de mat de Cat’leya.

Nous empruntons un bateau bus pour nous rendre au musée maritime, ballade sur les quais et visite de la cathédrale qui n’a été achevée que récemment…

Puis c’est le départ pour Jervis Bay quelques 80 Miles plus au sud.

Janvier 2023 un nouveau départ d’Australie

30 heures de vol, une correspondance manquée, merci Qatar Airways, un détour par Sydney, mes bagages « oubliés à Doha », le plaisir de voyager en avion… me voici enfin sur CAT’LEYA pour le réveillon à Brisbane.

2023 sera une année de grande croisière, le programme prévu comporte 3 destinations :

  • la Tasmanie durant l’été, au départ de Brisbane, 2600 miles,
  • la Grande Barrière de Corail, de Mackay à l’extrémité Nord de l’Australie, 1300 miles
  • puis l’Indonésie jusqu’à Singapour, 2500 miles !

Les premiers jours de janvier seront consacrés à la maintenance, il me faut installer les derniers éléments reçus à la marina pendant mon absence, et à l’approvisionnement du bateau.

Et enfin, nous voila en mer… De Brisbane, en direction du sud, le dockmaster de la marina m’explique que CAT’LEYA ne peut pas emprunter les canaux qui permettent de rejoindre Southport et qu’il faut donc contourner Moreton island jusqu’à la passe de Southport soit une navigation de 110 miles, de quoi se « remettre en jambe » ! En fait, un couple franco-australien rencontré plus tard sur un catamaran de 47 pieds nous prouvera le contraire…

Toujours bon à savoir pour le retour en Avril.

Premier mouillage de l’année à Tangalooma sur l’ile Moreton très prisé des australiens à cause des nombreuses épaves qui longent la côte. Sur la longue plage qui borde l’île, nous sommes surpris de voir de très nombreux 4×4, souvent très rapides; Moreton est La destination de camping le week-end… C’est aussi l’île de sable la plus longue d’Australie.

Pour nous, c’est surtout un mouillage très rouleur à cause d’un fort courant et des nombreux bateaux à moteur qui manifestement ne connaissent pas la règle des 3 nœuds dans les zones de mouillage…

Le lendemain nous partons pour un mouillage plus au Nord, tranquille et plus agréable, Bulwer.

La baie de Moreton, exposée à la houle présente des fonds de sable très instables, et il est fortement recommandé d »emprunter les chenaux balisés pour rejoindre la haute mer… Effectivement, les balises latérales sont mouillées relativement loin de leur emplacement sur la carte…

Nous retrouvons la côte près du phare à North Point puis celui du Cap Moreton et descendons vers Southport.

L’entrée vers Southport est l »embouchure d’une rivière, comme la plupart des mouillages sur cette côte, et il y a une barre à l »entrée. Celles-ci peuvent être très dangereuses, en particulier lorsque les fonds sont peu profonds et que le vent et la houle du large s’opposent à la marée… Mais aujourd’hui, la météo est clémente et le capitaine se présente à l’étale de marée basse !

Quelle surprise quand nous apercevons Southport, on se croirait en Arabie Saoudite ou à Doha… Nous sommes sur la Gold Coast en Australie !

Le monde sous-marin de la Nouvelle-Calédonie

Le « Caillou » se targue de ses nombreuses richesse souterraines, fer, nickel, chrome, etc… mais la Nouvelle-Calédonie possède des richesses tout aussi grandes dans ses eaux…

Je vous propose un petit tour en plongée sous-marine dans le lagon sud, Forêt de Snark, Ilôt Maitre, épave de la Dieppoise, etc… et Lifou, mon site préféré.

Ce qui m’a le plus impressionné durant ces plongées est la vitalité des coraux et leur diversité, je vous laisse découvrir…

Et voici 2 vidéos, l’une sur l’épave de la Dieppoise, un ancien démineur de la marine nationale, l’autre sur le site de la forêt de Snark.

Parmi les autres habitants fréquemment rencontrés dans les eaux néo calédoniennes, il faut citer les tortues marines très présentes sur les herbiers, les requins bien entendu, les dauphins, les cétacés même dans le lagon où les femelles conduisent leurs baleineaux probablement pour les former…

C’était le dernier article en Nuvelle Calédonie, la saison avance, la période cyclonique se rapproche, rendez-vous en Australie !

Observation d’oiseaux sur la grande Terre en Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-Calédonie possède également une faune endémique et nous partons aujourd’hui en observation avec une guide ornithologiste dans le Nord de Nouméa au Parc des Grandes Fougères.

Grâce à la guide qui connaît les chants des oiseaux, nous finissons par apercevoir un pigeon vert,

un Notou, le plus gros pigeon arboricole au monde,

et plusieurs Émouchet bleu

Le parc offre bien entendu un attrait par lui-même, en particulier ces fougères géantes que l’on retrouve aussi en Nouvelle-Zélande.

N’ayant pas pu voir de Cagou, l’oiseau emblème de la Nouvelle-Calédonie, nous partons le lendemain visiter le parc ornithologique de Nouméa.

Le parc participe en effet à la sauvegarde de l’espèce grâce à un programme de reproduction. Les Cagous ne volant pas sont donc des proies faciles pour leurs prédateurs tels que les chiens et les chats et leur extinction a été évitée de peu… Leur cri est également très spécial et ressemble plus à un aboiement qu’à un chant d’oiseau ! Nous aurons même droit à une danse…

Un peu plus loin des Colombines du Pacifique.

De retour au bateau, le soleil couchant nous offre un beau panorama sur Nouméa

 

Îles Loyauté : Lifou

Lifou est la plus grande des îles Loyauté.

 

Nous quittons Tadine vers Wé sur la côte Est de Lifou pour aller nous abriter dans la seule marina des Loyautés. Par chance il y a très peu de voiliers en ce moment et nous pourrons trouver une place le long du quai, entrée au « chausse-pied » garantie ! A marée basse, le récif émerge aux alentours.

 

l’île est aussi grande que la Martinique en surface mais beaucoup moins peuplée, c’est ici aussi la saison des mariages et difficile de trouver une voiture pour faire le tour de l’île…

Les cases traditionnelles sont très nombreuses le long de la route, la tradition semble perdurer bien plus qu’ailleurs.

Tout au Nord, la baie de Jokin et ses falaises. L’eau est d’une clarté incroyable, un bon présage pour les plongées futures …

Le village abrite une chefferie avec de belles cases.

Un peu plus au Sud, le village de Easo et la Chapelle Note Dame de Lourdes, dont l’entrée est gardée par une belle sculpture totem et qui offre un beau panorama sur la baie.

Nous retournons vers Wé pour la plage de Luengoni aud sud-est de Lifou et la Grotte les Joyaux de Luengoni. Cette Grotte est en parties immergée et l’accès aux différentes pièces se fait à la nage…

Le lendemain, magnifique plongée avec Hervé, dans on jardin (au sens propre puisque la mise à l’eau se fait de son jardin !). La visibilité est excellente, le relief tourmenté avec grottes et tunnels…

 

un Catamaran autour d'un monde bleu

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