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Le Cap REINGA, le bout du monde de la Nouvelle-Zélande

 Alors que La région d’Auckland est toujours en confinement suite aux cas de Covid 19, CAT’LEYA se prélasse dans la marina de la Bay of islands à Opua et nous en profitons pour visiter le Nord de la Nouvelle-Zélande.

Le printemps arrive et le soleil est là durant ce magnifique week-end.

Depuis la marina d’Opua, le drône me permet de réaliser quelques belles photos aériennes de la Bay of Islands.

A Paihia une petite ballade sur les crêtes offre de belles vues sur l’entrée de la marina d’Opua.

Plus au Nord près de Keri-Keri, sur la péninsule de Purerua, le site de Rangihoua où s’est établie la première colonie d’européens nous offre une jolie randonnée jusqu’à la Marsden Cross.

Cap Reinga est distant d’environ 200 km d’Opua, la côte que j’ai déjà explorée en bateau jusqu’au cap Kari-Kari offre de belles baies, dont Matauri Bay juste en face des Cavalli Islands.

Cable bay, lieu de villégiature des néo-zélandais, mais plus on se rapproche du cap le plus au Nord de la Nouvelle-Zélande, plus les paysages deviennent sauvages et magnifiques…

Il n’y a pas si longtemps,la route qui menait au Nord n’était qu’un chemin de terre (comme souvent en Nouvelle-Zélande, aucune indication particulière mais votre GPS vous envoie sans préavis sur un chemin de terre et de gravier…).

Je profite de cette ballade pour explorer la côte et les refuges possibles pour CAT’LEYA en prévision du Tour de l’île du Sud prévu pour cet été… Après Monganui Harbour, Ranganu Harbour et Houhara Harbour, Parengarenga Harbour est le dernier refuge accessible en bateau dans des conditions calmes malgré une barre à l’entrée si la houle n’est pas trop forte.

Le Cap Reinga, c’est le bout du monde ici et la convergence de la Mer de Tasman (qui sépare l’Australie de la Nouvelle-Zélande) et l’Océan Pacifique. Aujourd’hui le vent est quasiment absent et il est rare de voir la surface de l’eau aussi plate mais il y a du courant et l’on peut apercevoir la limite des eaux qui convergent et des couleurs qui se fondent.

Le « Colombian bank » mérite bien sa renommée, c’est le seul endroit aujourd’hui où les vagues viennent se briser en écume…

Au loin au large, plus au Nord à une trentaine de miles, on peut apercevoir les « 3 Kings Islands ».

Nous redescendons par la côte Ouest exposée à la houle du large qui vient mourir en déversant ses vagues puissantes et rugissantes, la dune Te Paki me rappelle celle du Pila…

Et voici la vidéo du week-end.

Et le voyage reprend !!!

Juillet 2020, enfin retour à l’eau pour CAT’LEYA après plusieurs mois à terre. Beaucoup de maintenance après 4 ans de navigation, des améliorations aussi, passavants et avant en teck synthétique…

Finis, les repas des jeudi soir avec les français du chantier… René et Simoni de Shadococo, sur un Lagoon 42 de l’époque Jeanneau.

Quelques jours après ce retour à la vraie vie, une tornade s’abat sur Whangarei et renverse plusieurs bateaux sur le chantier qui se transforme en paysage de désolation..

… et une annexe dans les barres de flèche !

Quelques jours à la sortie de Whangarei et l’occasion d’une petite ballade de remise en forme. Beaucoup d’arcs en ciel, c’est l’hiver ici et la pluie de faiblit pas…

Les îles Fidji ont ré-ouvert leur frontière, il est temps de reprendre la route vers le Nord et la « Bay of islands ». Un premier stop à Motorua island et premier vol du drone depuis plusieurs mois.

Puis Urupukapuka island, l’eau toujours aussi cristalline, des chemins de randonnée très bien entretenus, des oiseaux partout et leur chant si varié et bizarre parfois.

CAT’LEYA confiné à terre !

La Nouvelle-Zélande a prise des mesures de confinement précoces pour contenir l’épidémie de Covid19. A quelques jours près, CAT’LEYA ne retrouvera donc malheureusement pas le milieu naturel aquatique… pour 4 semaines.

Du coup, plus de temps pour bichonner CAT’LEYA, lustrer la coques et les superstructures, passer un antifouling, s’occuper des inox, remplacer quelques composants par-ci, par-là…

Alors, pour garder la tête dans les îles, voici quelques images de Bay of Islands, à quelques miles d’Opua dans le Northland.

Loin des atolls, loin aussi des températures idylliques de la mer dans les latitudes plus Nord, ici tout est vert, vallonné, et les îles conquises par des milliers d’oiseaux dont les chants, ou les cris parfois, se mêlent en une une vraie symphonie…

Heureusement la mer n’est pas loin…

Prenez soin de vous !

Minerva Reef et l’arrivée en Nouvelle-Zélande : Traversée Tahiti – Nouvelle-Zélande (11)

Après notre escapade volcanique et un arrêt « musclé » à Nuku’alofa, archipel de TongaTapu la capitale des Tonga, (mais c’est une autre histoire qui porterait tort aux Tongas…), nous voici en route vers la nouvelle-Zélande…

…ou presque, au tiers de la route, Minerva Reef est un atoll perdu où il fait bon faire une halte en attendant une fenêtre météo favorable…

Quelques miles de diamètre, perdu dans le Pacifique Sud , mais lieu de rencontre privilégié de tous les voiliers faisant route vers le Sud et la Nouvelle-Zélande, dernier témoignage des tropiques, un magnifique récif qui ne découvre qu’à marée haute mais suffisamment de protection de la houle pour nous assurer un mouillage confortable même par grosse mer. 28 voiliers sont la !

C’est aussi le siège du « Minerva Reef Yacht Club »et de ses animations radios le matin à 10 heures, point météo où nous échangeons nos informations et nos avis sur la situation.

Minerva Reef est aussi réputé pour ses langoustes. La chasse se pratique ici le jour à marée basse lorsque les trous d’eau du récif donnant sur la haute mer se découvrent. Il faut un peu de courage et de la poigne pour s’accrocher aux rochers et éviter de se faire emporter par le courant… Mais la chasse y est excellente et le BBQ qui s’en suivra mémorable.

Vu la position de l’atoll, aussi éloigné de toute terre habitée, ses eaux sont cristallines et une plongée à proximité de la passe s’impose… Un beau souvenir encore avec nos amis brésiliens d’Arthi.

Mais un jour il faut bien partir… Après un faux-départ suite à une annonce de mauvais temps de dernière minute, une fenêtre météo calme se présente. Près de 900 miles nous attendent, CAT’LEYA marche toujours aussi bien, nous remontons peu à peu quasiment toute la flotte pendant  » jours dans une mer relativement confortable, la houle disparaissant peu à peu. Mais ensuite, pétole, et la risée « Yanmar » nous accompagnera pour les 2 derniers jours… Moins de 5 jours de mer plus tard nous voici à Opua, Bay of Islands, New-Zeland !

Douanes, Immigration et Bio-sécurité… nous sommes cantonnés sur un quai de quarantaine. Contrôle anti-drogue, mais cette fois avec des professionnels sérieux et un chien manifestement bien dressé… Les officiers de Bio-sécurité eux sont débordés. L’importation est strictement réglementé, pas question d’amener des la viande, fraîche, congelée ou cuisinée, plantes interdites, mon malheureux bonsaï en fera les frais,  miel, fruits et légumes frais, non grata… La coque est inspectée en détail, pas question de ramener ds coquillages oui autres parasites en Nouvelle-Zélande. Et non plus les insectes. Mille sabords, des fourmis ont élu domicile à bord, il faudra donc traiter avant d’obtenir notre « clearance ».

Petit à petit tous nos amis voiliers arrivent eux aussi, certains partis 4 jours avant nous ont rencontré du très mauvais temps et arriveront en même temps que CAT’LEYA (soit 9 jours quand même pour 900 miles !).

Notre arrivée coïncide avec le festival annuel d’Opua et la présence de « tall ships » dont une réplique du vaisseau du capitaine Cook.

Les kiwis sont très accueillants ici et j’aurai même l’occasion de régater avec le yacht club local sur un joli monocoque vert.

3 mois se sont écoulés depuis notre départ de Tahiti, que de rencontres, de découvertes et de BONHEUR !